Dès l’aube d’Isabelle Florel

1942, Madeleine est une jeune veuve qui vit en Indre-et-Loire. Elle est seule dans sa ferme lorsqu’elle découvre un homme dans la remise au fond du jardin qui cherche à rejoindre la ligne de démarcation afin de passer en zone libre. Forcés de passer du temps ensemble, ils vont très peu faire connaissance mais Madeleine va tout de même lui proposer de l’aider. Deux jours plus tard, ils devaient se retrouver au château de Chenonceau pour mettre en pratique leur plan. Mais lui n’arrive jamais…

Un lien se noue à jamais entre ces deux personnes même lorsqu’elles sont séparées. Madeleine va se lancer dans une véritable enquête afin de réunir le maximum d’informations sur cet inconnu dont elle ne connait au final que le prénom : Simon. Elle se raccroche au souvenir de sa main que se referme sur la sienne qui est l’unique geste d’affection qu’ils ont partagé. En ces temps troublés, on est près à se raccrocher à tous les espoirs. Les émotions sont bien souvent décuplées et à fleur de peau. Elle va suivre les traces qu’il a laissé derrière lui jusqu’à Paris où elle va rester quelques temps. Elle semble n’avoir rien à perdre et n’a plus aucune attache dans son village. Il s’agit presque d’une question de vie ou de mort. Mais son passé de femme battue reste douloureux et la hante.  Au final, elle va trouver des informations sur cet homme mais cette quête va surtout lui permettre de se connaitre elle-même et de retrouver la femme qu’elle est au fond. Il s’agit presque d’un roman initiatique.

On est également mis face à des évènements de la période d’occupation de la France durant la seconde guerre mondiale : arrestations, fusillades, rafles, collaboration, réquisition d’habitation, résistance… La musique jazz et classique a une grande place dans ce roman et notamment sous la forme de manipulation de l’occupant par la musique. Les musiciens juifs même les plus réputés ont subi la censure et ont été renvoyés de leur orchestre ou des conservatoires.  Il s’agit d’une période qui m’intéresse au plus haut point et pour laquelle je me suis préparée une petite wishlist. Alors, j’espère pouvoir vous parler prochainement de livres historiques ou de romans sur ce thème.

Il s’agit d’une nouvelle d’environ 160 pages. Le manque de détails a parfois gêné ma progression. Régulièrement, on passe d’un évènement à un autre avec l’impression qu’il manque un lien entre les deux. C’est vraiment dommage. Sinon dans l’ensemble le style de l’auteure est fluide. Il s’agit de son premier roman.

Fanny

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11 réflexions sur “Dès l’aube d’Isabelle Florel

  1. J’avoue que je ne me serai jamais retourné sur ce genre de livre si je n’avais pas lu ton avis même si la seconde guerre mondiale est un sujet qui m’intéresse particulièrement ! Merci pour ton avis du coup ^^. Je pense que je pourrai aimer cette nouvelle.

    • C’est le seul bémol que j’ai trouvé à cette nouvelle. Pour la reste, c’est très bien écrit. Il est sorti la semaine dernière alors je ne sais pas si tu pourras le trouver rapidement en biblio. Tu me tiendras au courant si tu te lances! 😉

    • J’espère avoir l’occasion d’en discuter avec toi bientôt. 😉 Je vais lire pas mal de livres sur cette période dans les prochains mois, je pense qu’on aura quelques avis communs! 😉 Et puis bon, je pense te tenter aussi! Ahah!

  2. Si je le trouve à la médiathèque pourquoi pas bien que ce que tu dis sur le style me dit que je ne vais peut-être pas aimer ! Comme Syl, ce n’est pas la période que je préfère, j’aime mieux le début du 20è, à voir donc 🙂

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