Rebecca de Daphné Du Maurier

Durant la première moitié du XXe siècle à Monte-Carlo, une jeune demoiselle de compagnie va faire la rencontre d’un homme (Maxim de Winter) qui va totalement la séduire. Mais ce dernier cache bien des secrets et une mélancolie qui ne cessent de mettre mal à l’aise la jeune fille. Elle va le suivre jusqu’au domaine de Manderley, en Angleterre, dont il est le propriétaire. Mais le fantôme de Rebecca, sa femme décédée il y a moins d’un an, semble régner sur cette demeure mais aussi dans l’esprit  de tous les domestiques et membres de l’entourage du couple.

Je vais tenter de ne pas trop vous en dévoiler puisque tout réside dans le suspens, le doute, les révélations (au compte-goutte), l’ambiance tendue et l’évolution des personnages autour de secrets, de mensonges et de non-dits.

L’écriture de Daphné Du Maurier est un délice à lire. Nous dégustons chaque mot, chaque dialogue, chaque description tous lourds de sens. Sa plume est également très imagée avec l’usage de nombreuses métaphores. Dans ce roman réside une ambiance à la Jane Eyre de Charlotte Brontë. On ne peut s’empêcher de penser à ce roman gothique du XIXe siècle. D’ailleurs Daphné Du Maurier reprend plusieurs codes de ce genre littéraire : le lieu (le manoir et la mer déchainée), des personnages torturées (psychologiquement parlant), le passé hantant l’histoire, etc.

Nous ne connaissons pas le prénom de l’héroïne que nous suivons. L’auteure cherche par-là à mélanger jusqu’au bout sa personnalité avec celle de Rebecca. C’est très déroutant. L’héroïne n’est pas dans son monde. Elle se retrouve propulser au rang de maitresse de maison et ne sait vraiment pas comment s’y prendre ni comment se comporter. Elle fait bourde sur bourde. Personne ne semble vouloir lui venir en aide. On a vraiment de la sympathie pour elle. Daphné Du Maurier maitrise à la perfection la psychologie de ses personnages qu’elle fait évoluer. D’ailleurs tout au long du roman nous nous posons des questions ou doutons de certains d’entre eux.

Pour conclure ce roman m’a complétement embarqué. J’ai été remué, intrigué, mal à l’aise. La fin en apothéose m’a donné les larmes aux yeux. Un roman magistral que je relirais surement. Un coup de cœur. Que dis-je ? Un coup de foudre pour cette histoire et cette auteure. Maintenant j’ai très envie de visionner l’adaptation d’Alfred Hitchcock et celle de 1997 avec Emilia Fox.

Lu dans le cadre du Challenge « Les 100 livres à avoir lu » organisé par Bianca.

Fanny

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22 réflexions sur “Rebecca de Daphné Du Maurier

  1. Aaaaaaaaaaaaargh ! Je ne savais pas du tout qu’une version plus récente avait été faite ! Merci pour l’info ! J’avais bien aimé la version d’Hitchcock. Il a adapté trois textes d’elle, il l’admirait beaucoup =) Daphne Du Maurier est l’une des mes auteurs préférées depuis qu’une amie m’a offert L’auberge de la Jamaïque, qui est très bien aussi (mais pas autant quand même). J’ai surtout ADORÉ Le bouc émissaire. Si tu tombes dessus, ne le laisse pas passer ! Il me reste quelques uns de ses romans à lire, mais je les garde précieusement…

  2. Comme toi, j’ai adoré ce roman. Il est très difficile de le lâcher une fois qu’on l’a commencé. Je n’ai pas encore vu les adaptations mais je compte bien m’y mettre également !

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