Bilan de mes lectures ~NOVEMBRE 2013~ / Lectures à venir ~DECEMBRE 2013~

Me revoilà avec un nouveau bilan. Et oui le temps passe toujours aussi vite. Ce mois de novembre a été ponctué de belles découvertes et d’une déception. Finalement le bilan est plutôt positif. J’ai souvent l’impression d’être très bon public car il est rare que des romans me déçoivent énormément. Est-ce un manque de recul de ma part? Un regard pas assez affuté? D’un sens je ne vais pas m’en plaindre…

Nombre de livres lus : 11

Nombre de pages lues : 2703

(Pour lire les chroniques disponibles, il faut cliquer sur les images)

Douze minutes avant minuit de Christopher Edge, éd. Flammarion, 331 p.

Un roman jeunesse vraiment agréable à lire. Nous sommes plongés dans une enquête bien mystérieuse au cœur du Londres victorien. L’auteur met en avant la littérature de cette époque et permet de la faire découvrir au plus jeune. Malgré une héroïne peu attachante c’est à découvrir! (Sortie du tome 2, Dernière séance avant minuit, le 5 février 2014)

Instinct primaire de Pia Petersen, éd. NiL, 107 p.

Par ce petit livre engagé l’auteure dénonce l’intolérance de la société vis à vis des personnes ne souhaitant ni se marier ni avoir d’enfant. C’est aussi une véritable preuve d’amour à son ex-compagnon puisqu’elle s’adresse à lui et lui explique son choix. Un très beau manifeste qui devrait en faire réfléchir plus d’un.

Un été à Cold Spring de Richard Yates, éd. Pavillons poche, 255 p.

Une fresque assez pessimiste de l’Amérique des années 30 et 40. Richard Yates a un don particulier pour nous montrer une middle class en déroute ainsi que des personnages rongés par les actes manqués et les désillusions.

La grâce des brigands de Véronique Ovaldé, éd. de l’Olivier, 284 p.

Je vous présente ma déception du mois. Véronique Ovaldé possède un style bien à elle et met en place des thèmes intéressants. Cependant, tout au long du roman je suis restée au bord de la route. Il manque un quelque chose à ce libre car malheureusement il ne me laissera pas de souvenir impérissable.

La mode sous toutes les coutures de Florence Pinaud, éd. Actes Sud junior, 93 p.

Ce  livre jeunesse est parfais pour découvrir tous les aspects de la mode : des plus quotidiens en fonction de diverses civilisations aux plus singuliers chez les grands couturiers. Il brasse énormément de thèmes différents. La mise en page est un sacré point positif puisqu’elle n’est pas sans rappeler les magazines de mode (couverture souple, papier glacé, images d’archives et photographies). Il saura également convenir aux fille comme aux garçons.

Autant en emporte le vent, Tome 1 de Margaret Mitchell, éd. Folio, 475 p.

J’ai fait la découverte de ce grand classique de la littérature américaine. Quelle erreur d’avoir attendu si longtemps! C’est une magnifique fresque du sud des États-Unis pendant la guerre de Sécession (1861-1865). Les personnages sont charismatiques. Margaret Mitchell ne nous épargne aucun détails que ce soit sur les combats, les personnages ou encore les décors et paysages. Un délice!

Bilbo le Hobbit de J.R.R. Tolkien, éd. Le livre de poche, 371 p.

Une belle découverte que cette petite aventure épique destinée à un jeune public. J.R.R. Tolkien nous offre ici des personnages intéressants dont nous suivons l’évolution à la manière d’un voyage initiatique. Le monde créé est impressionnant de vraisemblance. Vivement le second film de cette trilogie!

Les aventures de Sherlock Holmes #1 : Un scandale en Bohème, La ligue des rouquins, Une affaire d’identité, Le mystère du Val Boscombe de Arthur Conan Doyle, ebook, 132 p.

Un coup de cœur pour ces nouvelles. Arthur Conan Doyle est vraiment doué dans cet exercice. Sherlock Holmes est un personnage toujours aussi fascinant. Nous faisons la connaissance d’Irène Adler… Quelle femme! Les histoires sont prenantes et les chutes excellentes. La suite fin décembre!

L’égorgeur de Westminster Bridge de Anne Perry, éd. 10/18, 380 p.

Un opus malheureusement en dessous du précédent. Malgré un bon début l’enquête piétine pendant un bon moment sans qu’aucun rebondissement ne vienne redonner du rythme au récit. Cependant, Anne Perry reste fidèle à elle-même et nous offre une lecture vraiment agréable et des personnages toujours aussi attachants.

Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh, éd. Glénat, 160 p.

Voici une bande-dessinée qui a fait beaucoup parler d’elle puisque adaptée sous le titre La vie d’Adèle. C’est une histoire poignante et tragique sur deux adolescentes (qui deviendront adultes) amoureuses et toutes les difficultés que cela comporte. Le destin ne les épargnera presque jamais malgré quelques courts instants de bonheur. Une belle leçon de vie.

Vingt-sept fois de mes nouvelles de Béatrice Shalit, éd. Julliard, 215p.

Ces nouvelles prennent la forme d’un véritable puzzle de morceaux de vie. La narratrice, Noémi, que nous retrouvons tout au long de ce recueil nous expose des moments mémorables qu’elle a vécu. Elle a le don de se mettre dans des situations pas possibles. C’est doux-amer, touchant, cocasse et drôle. Entre les malheurs et les bonheurs qui font ce que nous sommes comment ne pas se reconnaitre à certains moments dans cette enfant puis cette femme?

LECTURES EN COURS

    

LECTURES PRÉVUES EN DÉCEMBRE

   

   

DU NOUVEAU CE MOIS-CI : UNE LISEUSE!

Donnez moi vos impressions sur tout ceci. Avez vous lu certains de ces titres?

Fanny

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Les aventures de Sherlock Holmes #1 : Un scandale en Bohème, La ligue des rouquins, Une affaire d’identité, Le mystère du Val Boscombe de Arthur Conan Doyle

Je vous retrouve avec une nouvelle chronique de quatre nouvelles d’Arthur Conan Doyle lu dans le cadrez de la lecture commune Oh Sherlock you are merveilleux. Ce mois-ci nous avons dû lire les quatre premiers textes du recueil Les aventures de Sherlock Holmes. Ces courts sont textes sont publiés pour la première fois dans un magazine britannique en 1891 : le Strand Magazine. Je peux déjà vous dire que j’ai adoré ces petites enquêtes.

Ici Arthur Conan Doyle met en place de petites intrigues, mystères ou enquêtes d’une trentaine de pages environ. L’auteur utilise à chaque fois la même construction : d’abord intervient la visite d’une personne au 221b Baker Street pour demander de l’aide, ensuite Sherlock Holmes réunis les premières observations et déductions, puis les deux héros se mettent en quête du fauteur de trouble à travers Londres et enfin viennent la chute et les explications.

J’ai largement préféré ces petites nouvelles aux romans Étude en rouge ou encore Le signe des 4. On sent qu’Arthur Conan Doyle maîtrise mieux ce format et se sent plus à l’aise. Les chutes sont excellentes. C’est, à mon avis, le plus important pour des nouvelles policières. En peu de pages il arrive à mettre en place son suspens et des histoires très différentes. Nous continuons à apprendre à connaitre les personnages principaux et d’autres sont introduits. Sherlock Holmes est toujours aussi agréable à suivre. Je me délecte de ces petites piques. J’aime toujours autant son originalité et son cynisme.

Un scandale en Bohème : Grâce à cette nouvelles, le lecteur fait la connaissance d’Irène Adler qui arrive à mettre Sherlock Holmes sur une fausse route. Cette femme est un sacré personnage doté d’un fort caractère.
La ligue des rouquins :
Le malfaiteur a usé d’ingénieux stratagèmes. Mais Sherlock Holmes ne se laisse pas duper si facilement. Cette enquête en est bien la preuve.
Une affaire d’identité :
Ici Mary Sutherland toute paniquée vient demander de l’aide à Sherlock Holmes car son fiancée a disparu juste avant de se marier. Nous allons vite nous rendre compte qu’elle s’est fait berner en beauté.
Le mystère du Val Boscombe :
Un différend qui date de plusieurs décennies entre deux personnes va mener la situation à un meurtre. Le ton de ce texte est différent des précédents et davantage dramatique.

Arthur Conan Doyle a vraiment un talent marqué pour les nouvelles. J’ai eu une petite préférence pour Un scandale en Bohème. Je me réjouis de retrouver nos deux compères dans les prochains textes des Aventures de Sherlock Holmes.

Lu dans le cadre de la lecture commune Oh, Sherlock you are merveilleux ! avec Nahe, Syl, Claire, Caro et Shelbylee.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle.

Fanny

Bilbo le Hobbit de J.R.R. Tolkien

Résumé de l’éditeur : « Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible et sans histoire. Son quotidien est bouleversé un beau jour, lorsque Gandalf le magicien et treize nains barbus l’entraînent dans un voyage périlleux. C’est le début d’une grande aventure, d’une fantastique quête au trésor semée d’embûches et d’épreuves, qui mènera Bilbo jusqu’à la Montagne Solitaire gardée par le dragon Smaug… »

Avant de commencer la chronique en elle-même je vais faire un petit point sur mes connaissances du monde de J.R.R. Tolkien. Il s’agit du premier roman de l’auteur que je lis en entier (j’ai abandonné le premier tome du Seigneur des anneaux au milieu). Par contre, je connais très bien les films Le seigneur des Anneaux que j’ai vu maintes et maintes fois. De même pour le premier film de la trilogie Le Hobbit que j’ai vu deux fois. Je voulais absolument lire ce roman avant de voir la suite au cinéma et je n’ai pas été déçue.

A mon avis, ce roman est plus facile à lire que Le seigneur des Anneaux. J’ai fait l’expérience il y a plusieurs années de lire le premier tome de cette trilogie et j’avoue ne pas avoir été jusqu’à la fin. C’est une lecture sombre, poussée, assez ardue qui demande pas mal d’attention. Tandis que Bilbo le Hobbit est très facile à lire. L’écriture y est vraiment agréable et permet de suivre le fil des évènements sans problème. Je me suis régalée avec ce roman qui reste somme toute bon enfant. Le lecteur ressent tout de même le souffle épique qui guide les personnages. C’est une bonne manière de faire son entrée dans la Terre du Milieu et de découvrir l’œuvre de J.R.R. Tolkien.

Ce roman de fantasy a été créé de toute pièce par Tolkien à la fin des années 30. Tous les détails qu’il donne sur ce monde, les personnages, les coutumes de chaque peuple et leur dialecte, les paysages sont impressionnants de réalisme. C’est même lui qui a dessiné la carte de Thror insérée au début du livre. Tolkien s’est inspiré de nombreuses mythologies (germanique, scandinave entre autres) de diverses civilisations pour créer l’univers de la Terre du Milieu. Mais l’auteur a su insérer beaucoup d’humour, de dérision mais aussi des paroles de chansons. Ceci permet une certaine fantaisie ainsi que de rendre le tout vraiment agréable. Le dépaysement dans un autre monde et dans une autre époque est total.

Tous les personnages de la compagnie sont attachants. Nous suivons l’évolution de Bilbo, ce hobbit plutôt pantouflard et casanier pour découvrir en lui un vrai héros courageux et altruiste à la manière d’un voyage initiatique. Il en va de même pour les nains. Thorin, roi sous la Montagne, est au début assez renfrogné pour finalement se dévoiler comme étant un « homme » (ben oui c’est un nain…) plutôt touchant.

L’histoire est racontée à la manière d’un conte pour enfant avec l’envie d’inculquer et de transmettre certaines valeurs. Nous avons sous les yeux une aventure épique avec des principes chevaleresques. La dualité entre le bien et le mal, les gentils et les méchants est très présente.  Il y a certains passages d’émotion et de frayeur pour nos compagnons d’aventure. La fin est déchirante (je ne préfère pas imaginer la fin du troisième film…) mais apporte une fois un message fort.

Voilà un roman riche, amusant et prenant. Les personnages sont à la fois attachants et touchants. J.R.R. Tolkien a su faire de cette aventure épique une quête bon enfant qui plaira au plus petit comme au plus grand et transmettra de belles valeurs. Ce livre permet de découvrir la genèse du Seigneur des anneaux. Avec Noël qui arrive à grand pas j’ai très envie de découvrir Lettres au Père Noël : recueil de lettres censées provenir du Père Noël que l’auteur envoyait à ses enfants.

Fanny

La grâce des brigands de Véronique Ovaldé / Rentrée littéraire 2013

Résumé de l’éditeur : « Maria Cristina Väätonen a seize ans lorsqu’elle quitte la ville de son enfance, une bourgade située dans le grand Nord, entourée de marais et plongée dans la brume la plupart de l’année. Elle laisse derrière elle un père taciturne, une mère bigote et une sœur jalouse, pour s’installer à Santa Monica (Los Angeles). C’est le début des années 70 et des rêves libertaires. Elle n’a pas encore écrit le roman dans lequel elle réglera ses comptes avec sa famille, et qui la propulsera sur la scène littéraire. Et elle n’est pas encore l’amante de Rafael Claramunt. Séducteur invétéré, cet excentrique a connu son heure de gloire et se consacre désormais à entretenir sa légende d’écrivain nobélisable. Est-il un pygmalion ou un imposteur qui cherche à s’approprier le talent de Maria Cristina ? »

Aujourd’hui je vous parle d’un livre qui m’a donné un sentiment bien étrange en le refermant. Je n’ai eu aucun mal à aller au bout tout en étant incapable de rentrer totalement dans l’histoire. Il existe comme une barrière entre le lecteur et les personnages. Celle-ci nous empêche d’avoir de l’empathie même dans les moments les plus terribles ainsi que de comprendre et d’atteindre leur sentiment et leur ressenti. Les personnages sont stéréotypés et déjà vus : entre le pygmalion, la mère complétement névrosée, le père dépressif et l’écrivain qui se cherche. Pourtant ils sont plutôt loufoques et dérangés et auraient pu servir à merveille le récit.

Toutefois nous avons sous les yeux une écriture et une construction maitrisées. Véronique Ovaldé possède sans aucun doute un style singulier et agréable. Deux types de narration se croisent : la troisième personne puis quelque fois la première personne. Mais nous ne savons pas qui prête sa voix à cette dernière ni pourquoi. La construction du roman est assez commune mais elle a le mérite de donner un sens particulier au roman puisque nous passons du présent vers un flashback pour revenir au présent. Les thèmes abordés sont plutôt intéressants : comment réussir par soi-même, le poids d’une enfance et d’une éducation difficile en dehors du monde réel, le passé qui nous rattrape.

A mon sens, la fin brutale n’apporte rien. On ne sait pas bien quelle est le but de ce roman. Même après coup je ne sais pas ce que Véronique Ovaldé a voulu nous transmettre. Il en va de même en ce qui concerne le contexte de l’ouest américain des années 70. Bizarrement, j’ai à la fois plutôt aimé suivre l’histoire de cet enfant puis de cette femme tout en restant au bord de la route. Malgré une certaine fantaisie tout ceci manque sérieusement de charme et d’accessibilité. On referme ce livre sans plus de tristesse que ça. Cette histoire ne me laissera malheureusement pas de souvenir impérissable…

Voilà un avis bien mitigé pour ma première rencontre avec cette auteure. J’ai ressenti comme un mélange de fascination et de perplexité. Je suis malheureusement restée à l’extérieure de l’action malgré un style vraiment agréable. Cependant, il manque quelque chose pour emporter le lecteur qui voit passer les évènements sans y prendre part un seul instant.

Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Camille.

Lu dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire 2013 de Priceminister. Merci pour l’envoi.

Fanny

Shirley de Charlotte Brontë

Shirley

Dans ce roman Charlotte Brontë étude avant tout les caractères des personnages à commencer par Caroline Helstone nièce de pasteur sans fortune, d’une beauté classique et d’un caractère réservé. Caroline fait la connaissance de Shirley Keeldar une héritière au caractère bien trempé et aux convictions fortes (elle est paraît-il inspiré de la personnalité d’Emily Brontë). Charlotte Brontë n’hésite pas à employer des mots français afin d’atteindre la juste définition de ce qu’elle veut dire avec par exemple le mot « bonté ». Cette étude psychologique très minutieuse peut paraître un peu longue mais je l’ai pour ma part beaucoup apprécié. Elle étude les différents états dans lesquels se trouvent les jeunes femmes notamment leurs périodes de dépression comme cela était déjà le cas dans Villette de la même auteure. J’ai noté une forte présence du thème de la maladie qu’elle soit physique ou morale (ce qui n’est pas très étonnant si on tient compte de l’histoire des Brontë). 

L’étude voire la critique sociale n’est pas en reste, elle est ancrée dans le contexte des années 1811-1812. Les transformations industrielles ont des conséquences sur les personnages du roman. En effet, Robert Moore propriétaire de manufactures fait face à la révolte des ouvriers. Les « réformes » dans le sens d’améliorations religieuses des pasteurs ainsi que la situation des précepteurs sont également évoqués.

Il s’agit donc d’un roman intéressant dans lequel j’ai retrouvé le style de Charlotte Brontë ainsi que ses thèmes favoris (étude psychologique, position sociale, mariage, argent…) avec l’ajout d’un contexte économique et industriel très précis. J’ai moins aimé que Jane Eyre et Villette mais c’est tout de même un classique à lire!

Kheira

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle

challenge XIX

Lectrice Charleston 2013 : le bilan

Je vous retrouve aujourd’hui pour un billet un peu spécial. Je vais vous parler de mon expérience de lectrice Charleston 2013. Il y a un an je recevais un mail me disant que j’avais été sélectionnée. Ce n’est que lorsque j’ai reçu le premier roman (Les roses de Somerset de Leïla Méacham) que j’ai réalisé la chance que j’avais.

Pour rappel, 10 personnes ont été sélectionnées afin de recevoir en avant-première les romans de la maison d’édition Charleston pendant une année complète. Le but était de les lire puis de remplir un questionnaire que les éditrices nous concoctaient. Nous avons également été mises à contribution pour le choix de titres ainsi que pour interviewer les auteures.

Les blogs des collègues : Anne – Curieuse Artémis / Sylvie – Blue Moon / Mélanie – Made in Mel / Amélie – Méliemélo Lève le voile sur sa biblio / Pauline – Quand Pauline lit / Charlotte – L’insatiable / Anaïs – L’antre des livres / Alice – Books are my wonderland et Jane Austen is my wonderland / Charlotte – Gwordia

Toutes mes chroniques

Les Roses de Somerset de Leila Meacham : –  La femme qui décida de passer une année au lit de Sue Townsend : Retour à Cedar Cove, Tome 1 : La Maison d’hôtes de Debbie Macomber : Le Châle de cachemire de Rosie Thomas : Coup de foudre à Austenland de Shannon Hale : Les Quatre Grâces de Patricia Gaffney : Chocolat de Joanne Harris : Des pêches pour Monsieur le Curé de Joanne Harris : Le Monde de Downton Abbey de Jessica Fellowes : Le pays sous le ciel de Matilde Asensi : Les anges s’en mêlent de Debbie Macomber :

Les livres qui m’ont le plus marqué

         

Ces trois romans m’ont franchement marqué chacun à leur manière. Les roses de Somerset de Leila Meacham est un superbe roman historique doublé d’une fresque familiale qui se déroule sur plusieurs générations. La Maison d’hôtes de Debbie Macomber est typiquement le roman feel-good. C’est le genre d’histoire qui vous redonne espoir et vous montre que même dans les mauvais moments il y a toujours du bon. Enfin, Le monde de Downton Abbey de Jessica Fellowes est le premier beau-livre édité par les éditions Charleston. Il est juste extraordinaire et magnifiquement documenté et illustré. Un trésor à avoir dans sa bibliothèque pour tous les amoureux de la série.

Les livres auxquels j’ai moins accroché

    

Ces deux romans ont été des déceptions. La femme qui décida de passer une année au lit de Sue Townsend ne m’a pas fait rire. Je n’ai pas toujours compris les choix de l’auteure pour son récit. Heureusement un certain personnage masculin du nom d’Alexander ainsi que quelques situations amusantes ont un peu équilibré mon avis. Des pêches pour Monsieur le Curé de Joanne Harris est un roman sur la tolérance et le vivre-ensemble. Pour ma part, les convictions de l’auteure sont beaucoup trop présentes. De même que trop de tolérance tue la tolérance… Une expression dit « La liberté des uns sarrêtent là où commence celle des autres« …

Le joli cadeau de fin d’aventure

Photographies de Alice du blog Books are my wonderland (en bas) et de Charlotte du blog Gwordia (en haut)

Ces petits biscuits ont été fait sur-mesure rien que pour nous. Autant vous dire que je me suis régalée au point d’en oublier de prendre des photos (je les ai piqué aux collègues).

Merci à toute l’équipe Charleston pour cette belle aventure qui m’aura permis de découvrir les coulisses d’une maison d’édition, pour votre sympathie et surtout pour toutes ces découvertes littéraires sur lesquelles je ne me serais pas forcément retournée. Bon vent aux nouvelles lectrices qui ont été sélectionnées il y a quelques jours.

Fanny

La mode sous toutes les coutures de Florence Pinaud

Il s’agit d’un livre jeunesse mais il peut sans soucis s’adresser à un public adulte. Certes, il ne faut pas y chercher un ouvrage exhaustif sur le sujet car vous serez déçu. Mais ce livre est une très bonne entrée en matière avec lequel il est facile d’apprendre plein de chose.

Ce livre à la construction simple et claire est divisé en deux grandes parties. L’auteure aborde dans un premier temps le port de tel vêtement selon des situations particulières (pour faire du sport, pour une occasion, pour avoir chaud, etc.). Ainsi Florence Pinaud évoque différents peuples, différents âges, différentes époques ainsi que différents pays. Une seconde partie développe l’idée du passage de la mode réservée à une certaine élite pour ensuite s’installer dans les armoires de monsieur et madame tout-le-monde (dans une certaine mesure). Ce deuxième chapitre met également en avant de grands couturiers qui ont révolutionné le vêtement, l’évolution des silhouettes ainsi que l’esclavage moderne dans les domaines du textile et l’écologie.

La mise en page est une grande réussite. Elle n’est pas sans rappeler les magazines de mode. Il suffit de regarder la couverture souple et colorée qui arbore un côté très sixties voire seventies ainsi que le papier glacé des pages. L’intérieur est tout aussi coloré et a également bénéficié d’un beau travail. Il comporte nombre d’illustrations : photographies, dessins, images d’archives, reproductions de magazines de mode d’époque. Les textes sont aérés et cours. Ils abordent chacun des points très précis.

A mon avis, un des points forts de ce livre est qu’il n’est pas réservé seulement à un public féminin. Au contraire, on sent que l’auteure a parfaitement su faire de ce livre un ouvrage unisexe (je ne sais pas si ça se dit pour un livre…) qui parlera aussi bien aux filles qu’aux garçons.  Même si les illustrations représentent majoritairement des femmes j’aime le parti pris de l’auteure et je salue cet effort. Mais après tout ceci est un reflet de la mode d’aujourd’hui qui met davantage en avant les femmes.

Vous l’aurez compris ce beau-livre est un petit condensé d’information sur la mode en général. Il est agréable à parcourir et peut se lire d’une traite ou en choisissant des chapitres selon l’intérêt. Il est un bon point de départ pour comprendre comment la mode et le vêtement ont pris une aussi grande place dans toutes les sociétés, quel rôle elle a joué dans certains évènements et comment elle a rejoint le rang d’art à part entière. Cet ouvrage fera à coup sûr un joli cadeau pour une jeune fille ou un jeune garçon (ou moins jeune d’ailleurs) qui s’intéresse à ces thèmes.

Lu grâce à la masse critique Babelio et aux éditions Actes Sud Junior.

    

Fanny