A Royal Affair (2012)

Je ne fais pas souvent de chronique cinéma mais j’ai beaucoup aimé ce film et je pense qu’il pourrait intéresser pas mal de lecteurs de ce blog.

Nous sommes en 1766 lorsque Caroline Mathilde de Hanovre (fille du Prince de Galles) quitte son Angleterre natale pour rejoindre le Danemark où elle est promise au roi Christian VII. Mais ce dernier est connu comme étant atteint de troubles mentaux qui font de lui un roi fantoche. C’est en réalité un conseil restreint qui gouverne. Lui ne fait que signer les décisions d’une poignée d’hommes. Comme vous le devinerez surement Caroline ne supporte pas son époux. Elle est la plupart du temps malheureuse. Elle consent à lui faire un héritier pour sauver les apparences. Puis Christian décide de faire un tour d’Europe durant un an. Mais ces troubles s’aggravent alors un médecin, Johann Friedrich Struensee, lui est attitré. Ce dernier sera ramené au Danemark et fera la rencontre de la reine. Leur deux esprits humanistes des Lumières vont s’unir et vont changer le sort de tout un pays.

Ce film est intéressant historiquement parlant. Nous découvrons une partie de l’histoire de ce pays trop méconnue. On découvre au départ une nation ravagée par les épidémies, la pauvreté, la saleté. Caroline et Johann vont faire avancer le Danemark vers la modernité. Les idées de Rousseau et de Voltaire ont bien voyagé et inspirent ces deux personnages. Même s’ils n’arriveront finalement pas à renverser la tendance conservatrice, ils auront au moins le mérite de transmettre à la génération suivante l’envie de mettre en place les préceptes des Lumières.

Cette facette politique est doublée d’une histoire d’amour tragique. Nous suivons la découverte de sentiments, une scène de bal magnifique, une relation tenue secrète tant bien que mal et une fin magnifique. Il y a de nombreux moments de tension, de joie, de tristesse, d’appréhension.

La photographie est une réussite. Des images sublimes défilent sous nos yeux : entre paysages, monuments et décors d’intérieurs. Je ne parle même pas des costumes et des superbes robes de Caroline. Les acteurs sont toujours justes. Mikkel Boe Folsgaard joue le rôle difficile à tenir du roi fou mais ne tombent jamais dans le pataud. Mads Mikkelsen (voir images ci-dessous) et son visage torturé nous tireraient presque des larmes. Il est magistral. Alicia Vikander, alias Caroline, joue parfaitement cette reine complétement bridée par les convenances et son mariage mais déterminée à changer les choses.

Pour moi, tous les ingrédients d’un bon period drama ou d’un bon film historique sont réunis. Ce film est aussi divertissant, instructif que beau. A voir!

    

      

    

   

Vu dans le cadre du challenge « Au service de… » de mon amie Claire du blog The Frenchbooklover.

Fanny

Elinor Jones, Le Bal d’hiver d’Algésiras et Aurore (bande dessinée, tome1)

   

Elinor, jeune fille mystérieuse de l’époque victorienne, arrive dans la maison et l’entreprise de confection vestimentaire familiale Tiffany. Elle découvre un univers déroutant où semble régner les secrets. Mais c’est sans compter sur la manipulation et la jalousie maladive de Bianca, la fille styliste et talentueuse de la famille Tiffany.

Mon avis est assez mitigé sur ce premier tome. Pour commencer, je ne m’attendais pas du tout à ce style de dessin un peu manga avec ces mentons et nez pointus. Mais j’ai tout de même été sensible aux traits des personnages qui transmettaient parfaitement leurs sentiments. D’ailleurs, le personnage principal, Elinor, est magnifiquement dessiné. Elle en devient très attachante. Les décors sont superbes. L’esthétisme est à mettre en avant. L’univers victorien est respecté et c’est un des points forts de cette B.D. Le monde de l’atelier de couture et de la création de robes permet un feu d’artifice de couleurs, de formes, de tissus.

Pour moi, le gros point faible se trouve dans l’histoire et le scénario. Je l’ai trouvé beaucoup trop court et avec un air de déjà vu.  L’intrigue est très peu développé. Par exemple, on ne sait pas d’où vient Elinor. Je n’ai pas été surprise ni transporté malheureusement.

Malgré quelques points faibles, je lirais le second tome car j’aimerai en connaitre davantage sur l’histoire personnelle d’Elinor. Il s’agit d’une B.D. à lire sans prise de tête et sans être à la recherche d’une quelconque nouveauté.

Lu dans le cadre du challenge « Au service de… » du blog de Claire The French Book Lover

Fanny

Les Hauts de Hurlevent de Yann et Edith (bande dessinée, intégrale)

    

Lorsque j’ai ouvert mon colis, la première chose que je me suis dit était que cette B.D. est très belle : la couverture et sa texture sous les doigts, les couleurs, les dessins. Je tiens à préciser dès le départ que je n’ai pas lu le roman original d’Emily Brontë. Il ne s’agira donc pas ici de comparer les deux ouvrages. Yann (scénario) et Edith (dessin et couleur) ont pris le parti d’adapter ce grand classique de la littéraire anglaise du XIXe siècle en une BD. Après tout, on adapte bien des romans au cinéma alors pourquoi pas sous ce format. Ce parti-pris peut même rendre ces œuvres et ces histoires assez accessibles.

Dans la première partie qui constitue en réalité le premier tome, j’ai apprécié la simplicité voire même la naïveté du dessin et des traits des visages. Nous sommes à ce moment encore dans l’enfance d’Heathcliff et de Catherine donc le coup de crayon est vraiment adéquat. Dans la seconde partie (tome 2), les personnages sont passés à l’âge adulte, les traits se font plus durs et notamment ceux d’Heathcliff. On ressent toute la signification derrière ce choix. J’ai adoré les dessins de la lande, des paysages, des maisons, des costumes. C’est toujours le même bonheur de retrouver cette ambiance.

J’ai également apprécié le choix des couleurs. La plupart du temps, l’illustrateur table sur des couleurs sombres. Mais lorsque l’atmosphère devient plus heureuse et insouciante il sait s’adapter et utilisé des couleurs lumineuses comme des tons oranges et jaunes.

Les personnages sont attachants, on comprend leur choix. D’autres sont au contraire horribles comme Hindley qui devient alcoolique et tyrannique envers sa soeur et son frère d’adoption. Il m’a d’ailleurs fait penser à Arthur Huntingdon dans La Dame du Manoir de Wildfell Hall d’Anne Brontë (coïncidence? je ne pense pas…).

Il y a juste un petit bémol (et oui, il en faut bien un…). J’ai parfois eut l’impression que certaines expressions n’auraient jamais été utilisées par Emily Brontë. Je pense que c’est surtout dans un soucis de simplifier que ce choix a été fait. C’est sur que le format de la B.D. ne permet pas l’ampleur des 400 pages du roman. D’ailleurs, des passages sont surement simplifiés voire éludés mais ça n’a gêné en rien le plaisir de ma lecture.

Pour conclure, il s’agit là d’une jolie surprise. Malgré un petit bémol, j’ai vraiment apprécié cette bande dessinée. Elle m’a permis de découvrir ce classique alors que le roman ne me tente pas vraiment en ce moment. Je la recommande pour ça mais aussi pour l’histoire tragique, pour son ambiance, pour le dessin et les couleurs.

Voilà pour mon analyse ainsi que ma présentation de cette bande dessinée. Avez-vous retrouvé des éléments ou des impressions du roman original?

Lu dans le cadre du challenge « Au service de… » du blog de Claire The French Book Lover

Fanny

Participation de Fanny au challenge « Au service de… », c’est parti!

Il s’agit d’une jolie proposition de Claire qui tient le blog The French Book Lover. En effet, elle a eut l’idée géniale d’organiser un challenge concernant la domesticité. Étant fan de Downton Abbey et de son « downstairs », je ne pouvais passer à côté. Ce challenge a débuté en septembre et se terminera le 10 septembre 2013. Je suis particulièrement enthousiaste puisqu’il s’agit du premier challenge auquel je participe. J’ai vraiment hâte de partager et de discuter à propos de nos découvertes!

Les participants doivent lire et regarder le maximum de documents concernant ce thème. Quatre niveaux sont proposés. Pour l’instant, je me suis inscrite dans celui appelé Jane Eyre c’est à dire 10 à 14 documents vus ou lus.

Je vais en profiter pour aborder des genres dont je n’ai pas l’habitude comme les nouvelles, les B.D ou encore les films français. Ceci sera donc un double challenge pour moi! 😉

Voici ma petite sélection prévisionnelle :

Livres et B.D. :

– Hooper Mary, Velvet (roman)

– Solomons Natasha, Le Manoir de Tyneford (roman)

– Zola Emile, Naïs Micoulin (nouvelle)

– Duphot Hervé, Le tour d’écrou (bande dessinée)

– Yann, Les hauts de Hurlevent (intégrale : tome 1 et 2) (bande dessinée) –> LU

– Algésiras & Aurore, Elinor Jones, Le Bal d’hiver (tome 1) –> LU

https://i2.wp.com/imageshack.us/a/img195/2442/velvetmaryhooperpatrici.gif     https://i1.wp.com/imageshack.us/a/img441/227/manoir.jpg     https://i0.wp.com/imageshack.us/a/img341/4316/51a6k9xjwlsl500aa300.jpg     https://i1.wp.com/imageshack.us/a/img534/2066/51jlewitzlsl500aa300.jpg     https://i2.wp.com/imageshack.us/a/img842/2222/leshautsdehurleventdemi.jpg

Films :

Wuthering Heights (2011)

Stage Beauty

Mary Reilly

Le jardin secret

Le rôle de sa vie

Ma part du gâteau

https://i2.wp.com/imageshack.us/a/img211/2792/20311095jpgr160240b1d6d.jpg     https://i2.wp.com/imageshack.us/a/img825/8246/stagebeauty1.jpg    https://i0.wp.com/imageshack.us/a/img846/5349/maryreilly0.jpg     https://i0.wp.com/imageshack.us/a/img6/8995/lejardinsecret171097465.jpg

https://i0.wp.com/imageshack.us/a/img267/7158/leroledesavieaffiche887.jpg    https://i1.wp.com/imageshack.us/a/img13/5403/mapartdugteauaffichefra.jpg

https://i1.wp.com/imageshack.us/a/img716/444/thomasringsthefrontbell.jpg

Fanny