Le monde de Downton Abbey de Jessica Fellowes

UN EXEMPLAIRE A REMPORTER SUR LE BLOG :

Downton Abbey est une célèbre série réalisée par Julian Fellowes retraçant la vie quotidienne de la famille d’un lord anglais. Se déploie sous nos yeux une fresque familiale qui débute en 1912. Nous suivons également les aventures de leur domestique. Entre amour, jalousie, déception et trahison, cette série nous dévoile également tout un pan de l’histoire britannique en pleine rupture.

Le présent livre est en réalité un guide de la série. Il permet d’aller plus loin et de nous apprendre des choses qui n’apparaissent pas forcément à l’écran. Pour y trouver son intérêt il faut, à mon avis, avoir vu la série d’abord. D’autant plus, qu’il comporte beaucoup de spoilers sur la saison 1 et 2. Le but est vraiment de se faire plaisir en prolongeant la série dont les minutes passent toujours trop vite. Je trépigne déjà d’impatience de voir la saison 4 arriver…

Jessica Fellowes, nièce du réalisateur, a fait un travail magnifique. Elle suit un plan simple et clair qui se divise en plusieurs parties : la vie de famille, la société, le changement, le personnel de maison, une question de style (mode), le manoir et son domaine, l’amour, la guerre et les coulisses. Ceci lui permet de traiter de la plupart des thèmes de la série et de son contexte.

L’objet-livre est superbe. Nous avons de beaux textes pas trop longs et intéressants illustrés d’images de la série, de photos des coulisses et d’images d’archive ainsi que de citation de dialogues. La mise en page est extrêmement soignée jusque dans les plus petits détails : polices de caractère, encadrements des images, arrière-plans, encarts explicatifs.

Un objet-livre que tous les fans de la série se doivent d’avoir dans leur bibliothèque. Je le conseille donc vivement pour aller plus loin et découvrir pleins de nouveaux aspects.

Merci aux éditions Charleston pour la découverte de ce livre.

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Sortie le 27 septembre 2013.

Fanny

Under the greenwood tree de Thomas Hardy

Under the greenwood tree

Under the greenwood tree en édition de poche avec une très jolie couverture

J’ai reçu ce roman pour mon anniversaire de la part de ma très chère collègue Fanny! Je tiens donc à la remercier pour ce cadeau et pour ce blog que nous partageons!

Sa traduction française est Quatre saisons à Mellstock et il me semble que cette édition est l’une des rares voire la seule qui existe(nt) en France,ce roman donc est assez peu connu je pense! Comme la plupart des oeuvres de Thomas Hardy il se déroule dans le comté fictif du Wessex mais il est très représentatif de la société anglaise et des mentalités du début du XIX siècle bien qu’il ait été publié en 1872.

Il dresse le tableau d’un village typique à travers sa chorale composé de paysans passionnés et soucieux de « bien faire ». On y trouve avec plaisir de nombreux personnages stéréotypés ou du moins familiers de la littérature anglaise du XIXè siècle comme le jeune pasteur peu habitué au comportement parfois familier des habitants,les vieux couples qui se disputent en permanence et en public et le touchant Leaf sorte d’idiot du village traité avec bienveillance par les autres! Tout ce petit monde est décrit avec ironie mais aussi avec tendresse ce qui fait toute la force du roman. Leur langage familier ou patois est retranscrit tel quel par exemple « Les temps ont bien changé par rapport à c’qu’y z’étaient! ».

Une institutrice surprenante

Le personnage féminin principal du roman est Fancy une jeune et belle institutrice dont Dick un jeune homme de Mellstcok tombe amoureux. Je dois avouer que je m’attendais à une jeune institutrice timide et idéaliste! Il n’en est rien,Fancy est une jeune femme suffisamment riche pour ne pas avoir besoin de son salaire d’institutrice pour vivre,de plus elle est coquette et assez capricieuse. Quelques fois elle m’a même fait penser à Scarlett O’Hara! Elle donne donc énormément de fil à retordre au pauvre Dick éperdument amoureux.  Cela donne un suspens qui court sur tout le livre.

J’ai donc beaucoup aimé ce roman qui peut paraître à priori assez simple et court (moins de 300 pages) mais qui offre un tableau complet des moeurs de cette époque avec humour et tendresse.

Je n’ai pas encore vu l’adaptation qui en a été faite en 2005 par la BBC avec Keeley Hawes mais d’après les images le personnage de Fancy me semble présenté d’une façon plus positive!

Adaptation de la BBC 2005

Adaptation de la BBC 2005

Keira

The Paradise (Saison 1, BBC, 2012)

Je finis tout juste le visionnage de la première saison de cette série anglaise. Il s’agit d’une libre adaptation du roman de Emile Zola : Au Bonheur des Dames publié en 1883. Octave Mouret est ici remplacé par John Moray (joué par Emun Elliott) et Denise Baudu par Denise Lovett (jouée par Joanna Vanderham). L’action se déroule dans l’Angleterre des années 1870.

Denise est une jeune provinciale (pour ne pas dire une fille de la campagne) qui arrive dans une grand ville afin de travailler dans la petite boutique artisanale de son oncle. Seulement, arrivée sur place, ce dernier lui explique qu’il n’a pas de quoi faire travailler deux personnes. Elle se retrouve donc contrainte d’aller travailler dans le grand magasin qui est en face. On suit ses débuts difficiles sous les ordres de Miss Audrey. Elle doit s’adapter à de nouvelles personnes, un nouveau métier et des clientes de haut rang. Mais Denise a de nombreuses ressources et notamment un esprit d’entreprise grâce auquel elle sera vite remarquée et appréciée du directeur du Paradise. Mais c’est sans compté sur la jalousie d’une autre vendeuse et les querelles entre boutiquier dans le quartier. Quant à Moray, il est veuf depuis trois ans et semble vouloir se remarier avec Miss Katherine Glendenning. Mais le souvenir de sa femme est toujours présent et son travaille de directeur du Paradise le monopolise. La rencontre entre Denise et Moray sera une révélation aussi bien d’un point de vue professionnel que personnel. Je ne vous en dis pas plus.

Le contexte principal est le grand magasin qui apparait au XIXe siècle dans les boulevards des grandes villes. Il s’agit d’une véritable révolution dans le domaine du commerce car c’est la première fois qu’autant d’objets ou de vêtements à acheter sont réunis en un même endroit. Ceci est favorisé par l’industrialisation et la mécanisation qui permettent de produire vite et en série. En France, ces grands magasins sont plus connus sous les noms de Printemps (1865), de Bon Marché (Aristide Boucicaut, 1852) ou encore des Galeries Lafayette (1896). Cependant, ces grands complexes font de l’ombre aux petites boutiques des ruelles qui connaissent à cette époque une grave crise. Prenons l’exemple de l’oncle de Denise qui n’arrive pas à obtenir de commande et vit très simplement.

Les décors, les tissus, les costumes sont époustouflants. On aimerait nous aussi flâner dans ce genre de magasin. Les personnages sont attachants et ont chacun leur caractère et leurs ambitions.

Une série qui me plait beaucoup mais qui manque peut-être d’un peu de rythme dans l’enchainement des évènements. Je serais tout de même ravie de retrouver Denise et Moray dans une seconde saison prévue pour 2013.

 

 

  

   

Fanny

North & South (BBC, 2004)

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un period drama en quatre épisodes que j’aime beaucoup. Comme vous l’aurez compris, il s’agit de Nord et Sud adapté du roman de Elizabeth Gaskell (1810-1865). Richard Armitage et Daniela Denby-Ashe joue respectivement John Thornton et Margaret Hale.

Dans le premier épisode, Margaret est une jeune fille qui vit avec ses parents dans le Hampshire à Helstone. Cependant, son père, qui est pasteur dans le village, se voit contraint de quitter sa fonction pour cause de conscience. Il décide d’emmener sa fille et sa femme dans une ville industrielle, Milton, pour démarrer une nouvelle vie. C’est là que Margaret va faire la rencontre du mystérieux Mr Thornton, patron d’une usine de coton. Elle va soutenir la cause des ouvriers quitte à déranger ce gentleman.

Cette série est basée sur plusieurs formes de dualité. Il y a d’abord l’opposition entre le Nord et le Sud. Le nord est représenté par John Thornton ainsi que par Milton qui est une cité industrialisée où la misère et la fumée des usines est le décor. Le sud est représenté par Margaret Hale et par Helstone, petite bourgade verdoyante et calme. Ensuite, nous avons le face à face entre les patrons des usines et leurs ouvriers. Ces derniers sont en pleine revendication de leurs droits : augmentation de salaire et meilleure condition de travail. Les patrons vivent aisément et dirigent les villes. Les ouvriers, quant à eux, sont les laissé pour compte et vivent dans la misère.

J’aime beaucoup cette série pour son côté historique. L’Angleterre est une des premières nation à avoir été industrialisée et à avoir le train durant la première moitié du XIXe siècle. Les enfants comme les parents travaillent dans les usines afin de gagner à peine de quoi se nourrir et se loger. On ne connait pas encore les limites d’heure de travail ni même les maladies qui y sont liées et encore moins les normes de sécurité. On peut le voir dans les différents épisodes, la santé des ouvriers n’est pas prises en compte à part Mr Thornton qui a fait installer des ventilations dans son usine. Des poussières de coton volent dans les locaux et s’infiltrent dans les poumons de tous. A cette époque beaucoup de maladie se propagent et notamment les maladies respiratoires. De plus, une discipline de fer est imposée aux ouvriers. On nous donne également à voir les intérieurs des habitations des ouvriers. Il s’agit souvent d’une ou deux pièces pour toute une famille. Il n’y a généralement qu’une unique fenêtre mais l’air des villes industrielles est souvent vicié.

Cependant, Nord et Sud ce n’est pas seulement l’industrie c’est aussi une magnifique histoire d’amour comme on les aime. Une romance à la Orgueil et Préjugés. John et Margaret ont tous les deux un caractère bien affirmé. Mais au fil des jours, ils se laissent aller à leurs sentiments malgré une retenue dans les deux premiers épisodes. Il est à noter que Richard Armitage est réellement impressionnant! Comment résister?

Un véritable coup de cœur que je prend plaisir à re-visionner dès que l’envie se fait ressentir! 🙂

 

 

 

 

Fanny

Pour mieux nous connaître: nos period drama favoris (sélection de Keira)

Guerre et Paix (2007)

Orgueil et préjugés (1995)

Les liaisons dangereuses (1988)

La princesse de Montpensier (2010)

Emma (2009)

Raison et sentiments (1995)

Jane Eyre (2011)

Nord et Sud (2004)

 

Autant en emporte le vent (1939)

La reine Margot (1994)

Pour mieux nous connaître : nos period dramas favoris (sélection de Fanny)

 

Cemetery Junction (2010)

Affiche du film

« Trois jeunes hommes, vivant dans le petit village de Cemetery Junction, arrivent à un tournant de leur vie où ils doivent prendre de nombreuses décisions… » (source : allocine.fr)

1973, Cemetary Junction est une bourgade anglaise où vivent trois garçons (Freddie, Paul et Bruce) en quête de changement. Les personnages représentent trois états d’esprit différents : le rebelle (Bruce), « l’attardé » (Paul surnommé Snork) et celui qui souhaite s’en sortir (Freddie).
Ce qui frappe tout au long de ce film est l’envie de ne pas reproduire le schéma des parents et de gravir les échelons.

Plusieurs thèmes sont abordés et notamment le passage de l’adolescence à l’âge adulte. Les trois personnages finissent par prendre leur vie en main et prennent trois destinations différentes grâce à leur ouverture d’esprit, leur curiosité et à l’amour. La jeunesse des années 70 a encore l’espoir d’un avenir meilleur malgré les crises successives dû à l’augmentation du prix du pétrole. A la fin, une prise de conscience se fait, travailler comme assureur et avoir un attaché-case en cuir n’est pas forcément une réussite en soi. Le quai de gare est d’ailleurs omniprésent tout au long du récit. Il symbolise la fuite ,un futur départ ou tout simplement l’avenir. D’ailleurs pour poursuivre sur cette idée, le titre du film est éloquent. Si on souhaite le traduire cela donne cemetery = cimetière et junction = carrefour.

Le personnage principal en la personne de Freddie est très clairvoyant sur son temps et le monde dans lequel il vit. Par exemple, c’est à travers son regard que l’on découvre qu’à cette période, l’émancipation ainsi que la considération des femmes sont loin d’être acquises.

Évidemment, les pattes d’éléphants et les vestes en cuir sont de rigueur. La B.O. est digne de Good Morning England.

Félicity Jones reste fidèle à elle même. Elle garde son incroyable fraicheur.  C’est une très bonne actrice promise à un brillant avenir. Pour ce qui est de son actualité, on attend avec impatience Cheerful Weather for the Wedding dont le DVD devrait sortir le 14 janvier 2013.

Un très bon film à l’humour et l’ambiance so british!

Fanny