L’égorgeur de Westminster Bridge de Anne Perry

Un député est retrouvé accroché à un réverbère apparemment égorgé sur le pont de Westminster en pleine nuit à Londres. L’inspecteur Pitt est appelé sur les lieux afin de recueillir les premiers témoignages. Cependant, ce crime n’est que le premier d’une longue série. Complot politique, vengeance, fureur des anarchistes? Aucune piste n’est écartée.

Après le coup de cœur pour le tome précédent (Silence à Hanover Close), j’ai eu un peu peur de la déception lorsque j’ai commencé celui-ci. Et oui, il est difficile pour un auteur de garder le même niveau pour toute une série de romans. Je dois avouer que cette règle n’épargne pas les enquêtes de Charlotte et Thomas Pitt. En effet, cette enquête ci était pleine de promesse au départ mais très vite elle m’a paru comporter pas mal de longueurs puisque durant une bonne partie du roman l’enquête piétine. Il n’y a pas réellement de rebondissements pour venir redonner du rythme à l’histoire. Par contre, l’imbroglio de fin fait remonter le tout.

J’ai aimé les lettres d’Emily (partie en voyage de noces sur le continent) qui nous sortent un peu de l’Angleterre pour nous faire voyager vers la France et l’Italie. Nous retrouvons encore une fois tante Vespasia. Je la sens décliner alors j’ai peur d’un évènement tragique dans un prochain tome… J’espère tout de même découvrir bientôt de nouveaux personnages qui vont devenir récurrents. J’ai trouvé Charlotte Pitt un peu en retrait. Sa hargne habituelle était quelque peu effacée. J’ai hâte de la retrouver plus en avant dans un prochain opus.

Un tome en dessous du précédent sans aucun doute avec une enquête qui piétine un peu trop à mon goût. Par contre, j’ai adoré l’originalité du dénouement et la constance de Anne Perry dans son style. Vivement la lecture du prochain L’incendiaire de Highgate fin décembre car j’aime cette série aux personnages attachants et à l’ambiance prenante.

Lu en lecture commune avec Bianca, Claire, Sybille, Céline et Soie.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle et du challenge Quelques heures avec Anne Perry.

    

Fanny

Silence à Hanover Close de Anne Perry

Me voici de retour pour vous donner mon avis sur ce neuvième tome des aventures de Charlotte et Thomas Pitt. Nous ne chômons pas avec mes chères collègues de lecture commune. Ce titre est à mon sens particulier car je l’ai trouvé génial du début à la fin.

Trois ans après la mystérieuse mort d’un jeune aristocrate dans un cambriolage louche, Thomas Pitt est appelé par le ministère des affaires étrangères afin de rouvrir ce dossier. Rien ne lui sera épargné : fausses pistes, mensonges et coups bas. Heureusement les fidèles Charlotte, Emily et Jack sont sur le coup pour le sortir de la panade.

Pour commencer, Anne Perry a mis au point une intrigue vraiment originale qui ne nous laisse pas respirer une seule seconde. Le lecteur est souvent porté sur la mauvaise voix qui permet de nombreux revirements de situation. Je n’ai pas vu venir la fin. Jusqu’au bout je me suis posée des questions et j’ai tenté en vain de débusquer le fin mot de l’histoire.

Les romans de Anne Perry se lisent très facilement. Ce sont de véritables page-turner. Nous évoluons dans différentes sphères du Londres victorien : entre quartiers chics et bas-fonds. Certains personnages sont vraiment des têtes-à-claque… On rabattrait bien leur caquet ! L’auteure n’épargne rien à ses héros car si dans le tome précédant c’est Emily qui s’est trouvée dans la tourmente ici c’est Thomas Pitt.

Anne Perry introduit souvent différents aspects de la vie à l’époque victorienne dans ces romans. Ici, grâce à Emily, nous découvrons les coulisses d’une grande maison en s’introduisant dans ce qu’on appelle downstairs où travaillent les domestiques régi par des codes stricts. C’est une facette encore une fois très intéressante surtout que dans les autres tomes ces personnes sont présentes mais restent transparentes.

Pour ma part, il s’agit d’un opus vraiment bien ficelé, haletant, original et intéressant.  Comme à son habitude l’auteure a su m’étonner et me surprendre. Rendez-vous le mois prochain pour le dixième volet de ces enquêtes victoriennes : L’Égorgeur de Westminster Bridge.

Lu en lecture commune avec BiancaClaire, Sybille et Céline.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle et du challenge Quelques heures avec Anne Perry.

    

Fanny

Meurtres à Cardington Crescent de Anne Perry

Un buste de femme est retrouvé dans un cimetière empaqueté dans du papier ficelé. Peu de temps après, Georges, le mari d’Emily (la sœur de Charlotte), est retrouvé sans vie dans son lit. Thomas Pitt se penche sur ces deux crimes. Et si ces deux affaires avaient finalement un lien?

J’aime toujours autant la façon dont Anne Perry nous dépeint la société victorienne avec ces extrêmes de richesse et de pauvreté. Elle sait aussi parfaitement nous montrer les vices profonds et les défauts des personnages appartenant à l’aristocratie. Elle nous donne toujours à voir un pan de l’histoire sociale du XIXe siècle. Ici nous nous plaçons du côté des femmes ayant des enfants hors mariage ou ne pouvant les élever. Il s’agit là d’une facette très intéressante mais aussi terrible. Avec cette série et au fil des tomes j’ai toujours l’impression d’apprendre des choses intéressantes sur ce siècle qui me passionne tant.

Dans cet opus, Emily (la sœur de Charlotte) se trouve dans la tourmente. Charlotte se démène pour elle. Le récit se déroule principalement dans un huis clos à l’intérieur d’une maison bourgeoise. Secrets de famille, ambiance pesante, faux semblant et doutes sont présents. Chaque personne résidant dans cette demeure est susceptible d’être coupable. Jusqu’au bout le doute est permis. Anne Perry sait maintenir le suspens jusqu’aux dernières pages. Elle possède une écriture vraiment agréable. Ses romans se lisent vraiment tout seuls.

Comme vous l’aurez compris cette 8e enquête de Thomas et Charlotte Pitt a été à la hauteur de mes espérances. La capacité de renouvellement de Anne Perry m’étonne et m’impressionne toujours autant. Vivement le prochain!

Lu en lecture commune avec BiancaClaire, Sybille et Céline.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle et du challenge Quelques heures avec Anne Perry.

    

 

Fanny

Mort à Devil’s Acre de Anne Perry

Je vous retrouve aujourd’hui avec la chronique de la lecture commune du septième tome de la série des enquêtes victoriennes de Charlotte et Thomas Pitt de Anne Perry. Comme d’habitude j’ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce roman. Je l’ai même trouvé bien meilleur que les deux précédents (Rutland Place et Le cadavre de Bluegate Fields). Je l’ai tout simplement dévoré !

Nous retrouvons donc Thomas Pitt, inspecteur de police, qui est appelé car un cadavre est retrouvé à Devil’s Acre, un des quartiers les plus malfamés de Londres. Cette découverte va le mener sur des pistes peu agréables et va faire craquer le vernis de la bourgeoisie et de l’aristocratie londonienne.

Nous continuons notre découverte du XIXe siècle anglais via cette enquête. Nous déambulons en même temps que Thomas ou Charlotte dans les bas-fonds de Londres et leur misère ainsi que dans les beaux quartiers et les intérieurs feutrés et cosys des demeures bourgeoises où les convenances régissent la vie. Nous sommes introduits dans des diners, des bals mais aussi des maisons closes.

L’auteure sait parfaitement nous balader d’hypothèse en hypothèse. A chaque fois nous y croyons vraiment. Le suspense est resté jusqu’au bout. Anne Perry nous apporte une fin en apothéose et pleine d’amour que j’ai adoré. L’enquête est ici partagée à part égal entre Charlotte et son mari mais chacun regroupe des informations séparément et à l’insu de l’autre. D’ailleurs lorsque Charlotte remarque que son mari piétine elle prend les choses en main avec sa sœur Emily. C’est dernière vivant dans les hautes sphères de la société se prend au jeu de l’enquête et n’hésite pas à user de manipulation. J’ai souvent trouvé ces passages très cocasses.

Pour finir, ce tome fut un vrai régal. Il apporte un nouveau souffle à cette série. J’ai hâte de lire le prochain!

Lu en lecture commune avec Bianca, Claire, Sybille, Mad Cat et Céline.

Lu dans le cadre du challenge « Victorien » 2013 du blog de Ludivine Les lubies de Ludi et du challenge Quelques heures avec Anne Perry.

    

 

Fanny

Le cadavre de Bluegate Fields de Anne Perry

Le cadavre d’un jeune homme est retrouvé dénudé dans les égouts de Bluegate Fields, un des quartiers les plus mal famés de Londres. Une personne est directement soupçonnée et condamnée à l’échafaud. Mais dans la bonne société victorienne où les apparences sont à protéger à tous prix ne se cacherait-il pas une part beaucoup plus sombre ?

Dans l’ensemble, je prends vraiment plaisir à retrouver la plume de l’auteure, ses personnages récurrents, l’ambiance londonienne et victorienne ainsi que les décors et les codes de la seconde moitié du XIXe siècle anglais. L’enquête que mène Thomas Pitt ainsi que la recherche d’indices sont intéressantes surtout lorsque les impasses et les doutes s’installent. J’ai vraiment apprécié que notre héros soit mis face à un nouveau venu carriériste dans la brigade. Ainsi il est mis en position de faiblesse mais réussit tout de même à reprendre le dessus grâce à sa clairvoyance et à son intelligence. Au milieu du roman nous assistons au procès douteux du principal suspect inculpé. C’est un sujet vraiment passionnant car il n’avait été encore jamais traité jusqu’ici dans cette série. Par contre, c’est à ce moment que quelques longueurs s’installent lorsque l’auteure nous passe en revue les différentes journées de procès.

Comme dans Rutland Place, nous avons une prise de conscience de la société dans laquelle les personnages vivent. En effet, Charlotte et sa sœur Emily se mettent en tête de faire changer les mentalités des aristocrates et de leur ouvrir les yeux sur le sort des classes inférieurs et de la misère qui gangrène certains quartiers de Londres à cette époque. J’aime beaucoup ces passages où les femmes prennent la parole et pas simplement pour tenir des propos futiles mais réellement pour une cause importante. Je sais qu’il s’agit d’un roman policier mais j’avoue vouloir un peu plus de descriptions de la vie de ce si charmant couple que forment Charlotte et Thomas. J’aimerais en savoir plus sur eux, sur leur vie antérieure ainsi que sur leur façon de vivre. A voir si par la suite l’auteure saura développer cette facette.

Un sixième tome très agréable à lire comme les précédents avec des nouveautés (le passage du procès notamment). Cependant, j’attends des suivants une démarcation ainsi que davantage de descriptions sur la vie antérieure et présente de Charlotte et Thomas Pitt.

Lu en lecture commune avec Bianca, Sybille, Claire, Soie et Céline.

Lu dans le cadre du challenge « Victorien » 2013 du blog de Ludivine Les lubies de Ludi et du challenge Quelques heures avec Anne Perry.

    

 

Fanny

Rutland Place de Anne Perry

Je vous retrouve aujourd’hui pour la chronique du 5e tome des enquêtes de Charlotte et Thomas Pitt de Anne Perry. Avec les filles de la Team Pitt nous allons nous retrouver chaque mois pour la lecture de ces romans et ainsi partager nos avis.

Rutland place est un quartier huppé de Londres où vit plusieurs familles d’aristocrates. Mais sous une tranquillité apparente des faits étranges se produisent. Entre disparitions d’objets, mort suspecte et chantages, les masques finissent vite par tomber et une réalité peu reluisante se fait jour.

Encore une fois, j’ai passé un bon moment en compagnie de cette série. Anne Perry reste fidèle à elle-même. Même si ici, c’est Charlotte (la femme de l’inspecteur Thomas Pitt) la véritable héroïne. En effet, c’est elle qui mène l’enquête. Elle va chez les uns et les autres pour recueillir des informations avec sa sœur, (Emily) et sa mére (Caroline). Thomas, quant à lui, reste en retrait durant une bonne partie de l’histoire.

Cependant pendant ma lecture, j’ai ressenti comme une réserve. Pour moi ce tome est en dessous des précédents. Il manque d’originalité notamment à cause des répétitions avec les précédents romans. Les histoires se déroulent presque toutes dans les hautes sphères de la société anglaise. Un peu de changement ferait du bien au lecteur. L’enquête n’est pas vraiment exceptionnelle ni très complexe. J’éspère réellement qu’Anne Perry saura nous surprendre dans les prochains opus avec de nouveaux personnages, de nouveaux lieux et des intrigues un peu plus fouillées.

Bien sur, nous nous retrouvons toujours plonger dans cette ambiance victorienne que j’affectionne tout particulièrement avec ses différences de classes, ses convenances, ses costumes, ses intérieurs. L’auteure sait parfaitement retranscrire cette période.

En bref, un tome bien en dessous des précédents. J’espère que Le Cadavre de Bluegate Fields satisfera mes attentes. Affaire à suivre!

Lu en lecture commune avec Bianca, Céline et Claire.

Lu dans le cadre du challenge « Victorien » 2013 du blog de Ludivine Les lubies de Ludi et du challenge Quelques heures avec Anne Perry.

    

Fanny

Resurrection Row de Anne Perry

Voici mon premier billet pour le mois anglais! Que les réjouissances commencent!

Avant de créer ce blog, j’avais lu les trois précédentes enquêtes de Mr et Mrs Pitt. J’ai donc pris le train en marche pour cette lecture commune du quatrième opus. J’en ais également profité pour m’inscrire au challenge de Syl Quelques heures avec Anne Perry. Quel bonheur de retrouver Anne Perry et ce couple atypique que forme Charlotte et Thomas. Je me suis régalée!

L’histoire principale met en scène un enquêteur, Thomas Pitt, et son épouse, Charlotte, qui tentent de percer les mystères de crimes dans le Londres victorien. Ici plusieurs évènements sordides surviennent. En effet, des cadavres sont déterrés. Qui a pu faire une chose pareille? Et pourquoi? Ces découvertes vont ébranler toute la bonne société londonienne mais pas que… Une autre facette beaucoup plus sombre et scabreuse de la capitale anglaise nous est présentée.

Ce roman comporte également une histoire secondaire davantage politique et social en rapport avec les hospices et les nombreux nécessiteux qui peuplent Londres à cette époque. Les grands problèmes exposés sont les maladies, les habitats plus qu’insalubres, le travail des enfants et j’en passe. En effet, certains personnages vont mettre leur notoriété et leur position sociale à profit pour tenter de faire passer une loi à la chambre des lords.

Le couple est toujours aussi attachant. Anne Perry sait maintenir le suspens jusqu’au bout et emmener le lecteur sur de fausses pistes. Tout les suspects ont une bonne raison de devenir coupable. Le dénouement est comme toujours surprenant. J’ai aimé que dans ce roman les quartiers chics et les bas-fond s’entremêlent. Quel plaisir de retrouver l’époque victorienne, ses costumes et ses décors!

Encore une belle et très agréable lecture. Anne Perry sait se renouveler dans chacune de ses enquêtes.

Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Bianca, Céline, Claire.

Lu dans le cadre du challenge Quelques heures avec Anne Perry organisé par Syl.

Lu dans le cadre du mois anglais de juin 2013 organisé par Titine et Lou.

Lu dans le cadre du challenge « Victorien » 2013 du blog de Ludivine Les lubies de Ludi.

 

Fanny