Accordez-moi cette valse de Zelda Fitzgerald

Zelda

Résumé: Accordez-moi cette valse est un roman autobiographique dans lequel Zelda Fitzgerald a transposé sa vision toute personnelle de son mariage avec Scott Fitzgerald. Elle y apparaît elle-même sous le nom, à peine voilé, d’Alabama Beggs, incarnation de ces belles du Sud dont elle était une parfaite représentante. Son mari y figure, lui, sous le nom de David Knight. Écrit en « six furieuses semaines », le manuscrit fut accepté d’emblée par Maxwell Perkins, le propre éditeur et ami de Scott Fitzgerald chez Scriber’s. S’il fut boudé par la critique à sa parution, le livre a été réhabilité lors de sa réédition au début des années 1950. Ce portrait d’un homme doué qui s’autodétruit, enfin apprécié à sa juste valeur, est désormais considéré comme une œuvre « puissante et mémorable » (le Times Literary Supplement) dont les personnages et leurs actions – tragiques – contrastent magnifiquement avec le cadre de cette Côte d’Azur ensoleillée où ils évoluent. Au-delà de cette peinture d’une époque et de ses personnages, Accordez-moi cette valse est aussi, et peut-être avant tout, un grand roman d’amour.

J’ai consacré il n’y a pas très longtemps une chronique à Alabama Song de Gilles Leroy, une biographie romancée de Zelda Fitzgerald. Gilles Leroy a sans doute beaucoup puisé dans cet unique roman de Zelda pour l’écrire. Elle y décrit Alabama (son double) à la troisième personne. Dans un style simple et fluide elle raconte son adolescence et ses nombreuses conquêtes mais aussi ses doutes. Elle étudie également les personnalités de ses parents de façon détaillée. Puis rapidement le couple qu’elle forme avec David (un peintre inspiré de Francis Scott Fitzgerald) occupe l’essentiel du récit.

Mais Zelda ne se contente pas d’évoquer cette histoire d’amour, elle accorde une place importante à la danse que le personne d’Alabama commence tardivement et à laquelle elle se consacre corps et âme. Car le personnage d’Alabama a besoin de s’accrocher à une activité exigeante et prenante comme celle-ci pour ne pas sombrer dans une forme d’ennui et de dépendance à son mari David. On découvre ainsi les cours de danse peuplés de jeunes femmes souvent très pauvres mais déterminées. Elles sont entourées de quelques femmes « entretenues ». Alabama pousse sa pratique de la danse à l’excès car comme on le ressent durant tout le roman son caractère la pousse à agir de cette façon.

Ce roman est donc une très belle découverte qui éclaire sur certains aspects de la vie de Zelda au delà des biographies qui mettent parfois trop l’accent sur les aspects glauques de sa vie et de sa relation avec Francis Scott Fitzgerald.

Kheira

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Alabama Song de Gilles Leroy

Alabama song

Résumé: Alabama, 1918. Quand Zelda, «Belle du Sud», rencontre le lieutenant Scott Fitzgerald, sa vie prend un tournant décisif. Le couple devient la coqueluche du Tout-New York… Mêlant éléments biographiques et imaginaires, Gilles Leroy signe ici son grand «roman américain». Prix Goncourt 2007.

Le livre se présente donc sous la forme d’un récit non chronologique (les dates sont précisées dans la marge) rédigé à la première personne, Gilles Leroy tente donc de s’immiscer dans l’esprit et l’intimité de Zelda Fitzgerald.

La jeunesse de Zelda

Zelda Sayre (son nom de naissance) est la fille d’un membre de la cour suprême d’Alabama et fait donc partie d’une famille aisée et assez connue dans cet État. Gilles Leroy détaille assez longuement les sorties et les flirts de jeunesse de Zelda. Il insiste sur ce qu’elle ressent à l’égard de ses différents prétendants, ses retours au petit matin dans la maison de ses parents…etc.  J’ai trouvé cette partie intéressante car elle est généralement moins connue et présente une atmosphère typique des récits sur le sud des États-Unis.

Une vie de couple caricaturée

Zelda est présentée comme une épouse malheureuse mais une mère aimante. Le roman (comme d’autres écrits sur ce couple) insiste sur les aspects négatifs de leur relation. L’un des moments les plus forts est celui où Scott lui vole ses écrits. Gilles Leroy s’amuse à démolir l’image de Francis Scott Fitzgerald, ainsi Zelda le qualifie de ainsi de « poupée blonde » par exemple.  Ernest Hemingway apparaît sous un autre nom, il est présente comme un homosexuel refoulé qui a une mauvaise influence sur Francis Scott Fitzgerald mais que ce dernier idolâtre. Enfin, Gilles Leroy prend le parti pris de considérer une aventure extra-conjugale de Zelda avec Édouard Jozan comme l’amour de sa vie. Cette « théorie » ne m’a pas trop convaincue.

Zelda avec son époux Francis Scott Fitzgerald et leur fille

Bref, si j’ai aimé certains développements notamment ceux consacrés à la jeunesse de Zelda, je trouve que Gilles Leroy insiste un peu trop sur les aspects négatifs voire destructeurs de sa relation avec Francis Scott Fitzgerald. Leur relation était certes très conflictuelle mais je trouve dommage ne garder que les aspects négatifs. J’ai le roman Accordez-moi cette valse de Zelda Fitzgerald dans ma pile à lire, j’espère bientôt le lire et y découvrir peut être des aspects autobiographiques. À suivre donc!

Kheira

Gatsby le Magnifique de F. Scott Fitzgerald

Tout d’abord je vais faire mes remerciements à ma collègue de blog et à une autre amie qui m’ont offert ce livre pour mon anniversaire en octobre 2012. Oui je sais, c’est une honte de l’avoir laissé de côté tout ce temps…!

Nous sommes au début des années 20 aux États-Unis. Nick s’installe à Long Island. Un voisin mystérieux dont tout le monde parle est installée à coté de chez lui et organise d’énormes fêtes. Il va faire sa connaissance et va s’attacher à ce personnage complexes et aux multiples facettes qui semble cacher bien des secrets.

Ma lecture a mal débuté puisque les cinquante premières pages ne m’ont guère convaincu. Mais à partir du moment où notre héros fait la rencontre de Gatsby, ce roman devient tout de suite plus intéressant même si ce personnage ne m’a pas paru sympathique du tout. Il est froid et souvent distant comme la plupart des personnages secondaires. Par contre, ce qui est vraiment intéressant avec lui c’est tout ce mystère qui l’entoure. Qui est-il? D’où vient? Comment a-t-il accumulé toute cette richesse? La fin ne nous apporte pas beaucoup de réponse. Ce roman parle beaucoup d’argent et d’apparence. J’ai trouvé que les personnages manquaient cruellement d’humanité.

J’ai aimé le fond, l’histoire et ces destins tragiques et brisés. Le récit est assez lent mais des rebondissements viennent redonner du rythme. Ce que j’ai le plus apprécié et dégusté ce sont les descriptions des soirées folles et fastueuses organisées par Gatsby dans sa villa à Long Island. Toute cette profusion et cette richesse étalée aux yeux de tous comme pour prouver quelque chose. C’est là que j’ai pris le plus de plaisir dans ma lecture ou où j’ai été plongée dans cette époque.

Le style de l’auteur ne m’a pas emballé et m’a paru par moment décousu. J’ai souvent eu besoin de relire les phrases que je venais de lire chose qui ne m’arrive que très rarement. Ce n’est qu’à la fin lorsque les événements s’emballent que ma lecture est devenue fluide.

A la lecture de ce roman, j’ai souvent eu l’impression qu’ils se cachaient beaucoup de messages entre les lignes sans pouvoir les atteindre. Au final cette sensation m’a un peu frustré. Mais le fait d’avoir lu le livre Z, Le roman de Zelda, biographie romancée de Zelda Fitzgerald et par extension de F. Scott Fitzgerald, m’a permis d’un peu mieux comprendre les motivations de l’auteur d’écrire un tel livre.

Malgré une lecture en demi-teinte et des questions auxquelles je n’arrive pas à répondre, je suis très heureuse d’avoir découvert ce classique américain du début du XXe siècle. J’en retiendrais surtout le personnage de Gatsby très mystérieux et les descriptions qui m’auront entrainé dans le faste des soirée de Long Island. Par contre, j’ai vraiment hâte de découvrir l’adaptation de Baz Luhrmann qui m’enthousiasme de plus en plus.

Mon avis sur l’adaptation de Baz Luhrmann :

Voici l’avis D’une berge à l’autre qui a éclairé ma lanterne sur ce roman :

Lu dans le cadre d’une lecture commune avec Bianca et Claire.

Lu dans le cadre du Challenge « Les 100 livres à avoir lu » organisé par Bianca.

Fanny