The marriage plot (Le roman du mariage) de Jeffrey Eugenides

The marriage plot

Résumé: Le Roman du mariage est l’histoire de trois étudiants américains, une fille et deux garçons, qui se rencontrent à l’université de Brown, au début des années 80. Ensemble, ils découvrent avec exaltation la littérature, le sexe, Roland Barthes et les Talking Heads. Madeleine tombe sous le charme de Léonard, Mitchell tombe sous le charme de Madeleine. Tel un personnage de Jane Austen, la jeune femme se retrouve au coeur d’un dilemme, entre l’amant maniaco-dépressif et le gendre idéal attiré par la spiritualité. Mais l’Amérique de Reagan n’est pas l’Angleterre victorienne, et l’amour n’a plus le même sens.

J’ai choisi de le lire en V.O mais il est disponible en V.F aux Éditions de l’Olivier.

J’ai tout de suite été attirée par ce roman dont l’héroïne est une étudiante passionnée de littérature du XIXè. Je pensais m’identifier très facilement à elle. Grosse erreur, le personnage de Madeleine est en fait assez antipathique. Elle m’a semblé assez égoïste et toujours mue par une sorte de colère. Les deux personnages masculins sont plus attachants mais loin d’être parfaits. Mitchell est amoureux de Madeleine et attiré par les religions ce qui le mènera à voyager très loin (je ne vous en dis pas plus). C’est le personnage que j’ai préféré et je pense que Jeffrey Eugenides s’inspire un peu de lui même. L’autre personnage masculin, Leonard dont Madeleine tombe amoureuse, est billant mais souffre de dépression. Contrairement à ce que pourrait laisser imaginer le résumé, l’arrière-plan historique et culturel des années 1980 n’est pas très développé mais ce n’est pas gênant du tout, cela confère quelque chose de plus universel à l’histoire.

L’auteur s’amuse donc à nous montrer à travers l’avancée des recherches de Madeleine que les enjeux du mariage sont différents aujourd’hui mais que les choix amoureux sont loin d’être plus faciles! Le milieu social par exemple reste toujours assez pesant dans les choix amoureux (on le voit bien à travers les réactions de la mère de Madeleine). Jeffrey Eugenides a une manière assez particulière de raconter une année de la vie des personnages toute en l’enrichissant de nombreux retours en arrière qui permettent de comprendre les personnages (surtout concernant Léonard et Madeleine).

On ne peut pas dire que ce soit réellement « passionnant » mais on a tout de même envie de connaître les choix des trois personnages principaux et je n’ai pas été déçue par la fin!

Kheira

Emma de Jane Austen

Que serait le mois anglais sans une lecture d’un écrivain majeur de ce pays? C’est donc partie pour ma chronique sur un des romans de Jane Austen.

Emma est une jeune fille très sûre d’elle de la riche aristocratie du Surrey. Elle est vive et aimée de tous. Son passe-temps favoris est de provoquer et de pronostiquer des penchants amoureux et des mariages entre les personnes de son entourage. Mais c’est sans compter sur ses maladresses et son manque de clairvoyance.

J’ai retrouvé avec grand plaisir la plume acérée de Jane Austen et le langage soutenu qu’elle utilise. Je me suis délectée de chaque phrases et de chaque petites piques qu’elle lance envers la société anglaise. Elle dissèque les convenances mais aussi la psychologie de ses personnages. J’ai également aimé me retrouver en plein début du XIXe siècle dans la vie d’une petite bourgade anglaise.

Tout comme dans la série, je me suis beaucoup attachée à Emma. Dans un premier elle nous parait bien peste. Mais elle finit vite par se rendre compte et apprendre de ses erreurs. Elle est d’une grande fraicheur, très vive et parfois taquine. Les personnages secondaires sont savoureux. Mrs Elton est insupportable jusqu’à la toute fin. Quelle langue de vipère! Mr Woodhouse et son hypocondrie maladive est vraiment attachant. Je connaissais déjà le dénouement de l’histoire mais j’ai aimé les stratagèmes d’Emma et des autres personnages pour cacher leur inclination.

Un petit bémol a quelque peu gêné ma lecture. Il s’agit des longs monologues de Miss Bates. Lorsqu’elle commence à parler on ne l’arrête plus… J’aime les romans épistolaires. En revanche j’ai plus de mal avec les insertions de correspondance dans un roman. J’ai souvent tendance à m’impatienter. Ici la lettre de Frank Churchill à Mrs Weston n’a pas fait exception.

Encore une belle découverte. Emma est pour l’instant un des meilleurs Jane Austen que j’ai pu lire. Maintenant il me reste Northanger Abbey, Raison et Sentiments, Persuasion et quelques écrits de jeunesse.

Lu en lecture commune avec La Petite Biblioggeuse.

Lu dans le cadre du mois anglais de juin 2013 organisé par Titine et Lou.

Lu dans le cadre du challenge « Victorien » 2013 du blog de Ludivine Les lubies de Ludi.

    

Fanny

Orgueil et Préjugés de Jane Austen

Roman paru en 1813, Orgueil et Préjugés est connu pour être un classique de la littérature anglaise du XIXe siècle mais aussi pour être l’œuvre phare de Jane Austen.

Avec ce livre, j’ai fait les choses à l’envers. J’ai commencé par visionner maintes fois les adaptations (1995 et 2005) pour finir par le lire. Voilà qui est chose faite. Mais quelle erreur d’avoir attendu si longtemps! Je ne pense pas m’appesantir sur cette article puisque ce roman a été chroniqué et re-chroniqué. Il n’y aura donc pas de résumé mais seulement mes impressions.

Tout d’abord, je pense que le fait d’avoir, dans un premier temps, vu les adaptations a diminué le plaisir que j’aurais pu prendre. Je connaissais déjà toutes les actions alors forcément aucune surprise. Mais je suis vraiment ravie d’avoir découvert ce livre d’une fraicheur et d’une ironie incroyable sur l’époque. La plume de Jane Austen est toujours aussi excellente et acérée. Certains personnages sont de véritables stéréotypes ou caricatures comme Lydia, Mme Bennet ou encore Mr Collins. D’ailleurs ce dernier a vraiment des réflexions mal venues… C’est impensable!!!! Autant Mme Bennet m’a beaucoup faire rire que Lydia pas du tout. Je l’ai trouvé manipulatrice et opportuniste au possible. J’ai adoré la fin, Darcy et Lizzy son vraiment attachants. J’éspère avoir bientôt l’occasion de continuer ma découverte des œuvres de Jane Austen en particuliers avec Northanger Abbey qui m’attire beaucoup. Comme vous avez pu le lire, j’ai beaucoup de mal à exprimer ce que j’ai ressenti à la lecture de ce roman. D’ailleurs j’en suis désolée. Mais j’ai adoré ça c’est sur.

Durant les deux semaines passées, je me suis fait un véritable marathon Orgueil et Préjugés puisque j’ai déjà dévoré Coup de foudre à Austenland de Shannon Hale (sortie le 3 mai 2013 aux éditions Charleston) ainsi que Le journal de Mr Darcy d’Amanda Grange (chronique à venir). Que du plaisir!

Fanny

Lady Susan de Jane Austen

Lady Susan est un roman épistolaire publié pour la toute première fois en 1871 alors qu’il a été écrit au début des années 1790 par notre chère Jane Austen.

Lady Susan est une jeune veuve pour qui le deuil n’est pas primordial. Elle se laisse facilement courtiser par des hommes et certains beaucoup plus jeunes qu’elle. Dans ces échanges de lettres, nous assistons à toutes les médisances, conspirations, manipulations, les mauvaises foi et parfois la cruauté (notamment celle de Susan Vernon envers sa fille). Il faut néanmoins un certain temps d’adaptation pour comprendre les liens qui unissent les différents expéditeurs et destinataires des lettres.

Ce roman fait preuve d’une grande modernité pour l’époque. Le personnage principale, Lady Susan a une force de caractère et une indépendance inébranlable. Elle ne fait que ce qu’elle veut et quand elle le souhaite. Mais à la fin, elle subit des revers qui ne semblent pas la perturber outre mesure.

J’ai souvent souri à la lecture de ce court roman. Jane Austen connu pour son ironie et sa plume acérée ne nous déçoit pas. Il ne s’agit pas d’un coup de coeur mais d’un bon petit moment de lecture idéal sous la couette ou en compagnie d’une bonne tasse de thé.

Lu en lecture commune avec Céline, Bianca et Claire

Lu dans le cadre du challenge « Victorien » 2013 du blog de Ludivine Les lubies de Ludi.

Fanny

Sanditon de Jane Austen

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Ce roman est resté inachevé à cause de la mort de Jane Austen en 1817. Cette nouvelle édition du Livre de poche est sorti en novembre et est une version finit « par une autre dame » qui est resté anonyme.

Pour commencer, j’ai été plus que ravi (comme d’habitude) de retrouver la plume et l’univers de Jane Austen. Ici l’histoire prend place dans une station balnéaire encore peu fréquentée qui s’appelle Sanditon. On remarque vite la rivalité et la jalousie envers d’autres stations bien plus connus comme Brighton ou encore Brinshore.

Après le renversement de leur voiture dans la bourgade de Willingden, Mr et Mrs Parker, pour remercier la famille Heywood de les avoir aider et héberger, décide d’emmener leur fille, Charlotte Heywood, à Sanditon. C’est ainsi que commence l’histoire où nous suivons l’évolution de Charlotte ainsi que sa rencontre avec des personnages hauts en couleur.

La santé est un des thèmes omniprésents dans ce roman. On en apprend d’ailleurs davantage sur les pratiques de l’époque. Nous avons les deux sœurs Parker : Susan et Diana qui semble d’une bien faible constitution voire même hypocondriaque pour ne pas dire malades imaginaires. Elles connaissent tout un tas de remèdes pour plusieurs maladies ou petits maux. L’ironie bien connue de Jane Austen ne manque pas de tourner en dérision certaines pratiques « médicales » comme avec l’évocation de ce remède un peu loufoque : « Fanny Noyce a un jour été guérie presque immédiatement d’une otite par un oignon rôti placé dans son oreille. ». Je vous laisse imaginer la scène!!!

Les stations balnéaires sont très à la mode à l’époque. Les gens s’y rendaient principalement pour leur vertu médicinale. J’ai vraiment adoré la description du rituel de la prise d’un bain de mer. La cabine pour se changer tirée par un cheval pour se rendre tout au bord de l’eau où il suffisait de descendre quelque marche pour avoir les pieds dans l’eau. Il était très mal vue de se montrer en tenue de bain ainsi il s’agissait d’un excellent moyen pour éviter les regards.

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Cabine de bain

Durant ma lecture, je n’ai pas pu m’empêcher de faire le rapprochement entre le caractère de Charlotte et  celui de Jane Austen. Charlotte observe et analyse le caractère et les gestes des gens qui l’entourent. Jane Austen fait de même dans ses romans lorsqu’elle nous dépeint les arrières pensés de ces personnages surement inspiré par des personnes de son entourage.

Dommage qu’il n’existe pas d’adaptation surtout qu’une fin existe à ce roman. Je suis certaine qu’une mini-série ou qu’un film pourrait être très réussi et permettrait de faire davantage connaître ce joli roman.

Un livre plein de gaité, d’ironie. On se prend à rire des situations. Il me reste encore pas mal de romans de Jane Austen à lire. Et je me fais une joie de savoir que ma découverte de son univers est loin d’être épuisée.

Lu dans le cadre du challenge « Victorien » 2013 de Ludivine sur son blog Les Lubies de Ludi.

Fanny

Pour mieux nous connaître: nos period drama favoris (sélection de Keira)

Guerre et Paix (2007)

Orgueil et préjugés (1995)

Les liaisons dangereuses (1988)

La princesse de Montpensier (2010)

Emma (2009)

Raison et sentiments (1995)

Jane Eyre (2011)

Nord et Sud (2004)

 

Autant en emporte le vent (1939)

La reine Margot (1994)

Pour mieux nous connaître: les livres que nous adorons

La sélection de Keira:

Anna Karénine Léon Tolstoï (1877)

Jane Eyre Charlotte Brontë (1847)

Orgueil et préjugés  Jane Austen (1813)

Les liaisons dangereuses   Choderlos de Laclos (1792)

La promesse  l’aube  Romain Gary (1960)

Le guépard Giuseppe Tomasi Di Lampedusa (1958)

 

 

Le lys dans la vallée Honoré de Balzac (1836)

La faute de l’abbé Mouret Emile Zola (1875)

L’étranger Albert Camus (1942)

Maintenant c’est ma vie Meg Rosoff (2005)