Quelques heures au Livre sur la Place, Nancy (54), le 15 septembre 2013

Aujourd’hui c’était sortie salon littéraire au Livre sur la place (Nancy, 54) ! Chouette ! Sauf qu’un sympathique (ou pas…) mal de dos est venu quelque peu gâcher la fête… Mais j’ai tout de même pu y aller, rencontrer et croiser des auteurs.

Il s’agit d’un salon créé en 1978 qui regroupe des auteurs et une littérature généralistes. En effet, tous les genres et les styles sont présents. Cependant, en déambulant sous le chapiteau on se rend vite compte que la rentrée littéraire est largement mise en avant. De grands noms étaient donc présents comme Amélie Nothomb, Valentine Goby, Franz-Olivier Giesbert, les frères Bogdanoff, Sofi Oksanen et bien d’autres encore. Quelques figures de la fantasy étaient également au rendez-vous comme Samantha Bailly, Jean-Luc Bizien ou Pierre pevel. J’ai pu croiser des personnalités populaires tels que Nelson Monfort, Annie Duperey, Tatiana de Rosnay, David Foenkinos ou encore Eric-Emmanuel Schmitt. Kheira a, quant à elle, assité à une lecture de Stéphane Bern à l’hôtel de ville et l’a rencontré ensuite. La chanceuse !

Pour ma part je me suis arrêtée aux stands de deux auteures : Samantha Bailly et Claudie Gallay.

– J’ai une sympathie particulière pour Samantha Bailly grâce à la lecture de Ce qui nous lie mais aussi grâce à notre précédente rencontre lors des Imaginales. C’est donc avec plaisir que je l’ai retrouvé et que nous avons discuté. Au départ, je pensais lui prendre son dernier roman graphique Kotori, le chant du moineau (adaptation d’un conte traditionnel japonais) mais ils n’avaient plus aucun exemple. Donc j’ai acheté le précèdent réalisé en 2012 et dessiné par Ein Lee. : La princesse au bol enchanté  que cette jeune auteure m’a gentiment dédicacé.

– Je n’avais pas du tout prévu de programme ni vraiment regardé qui était présent. Cependant, j’ai eu envie de m’arrêter devant Claudie Gallay. Son livre Une part de ciel, sorti lors de la rentrée littéraire, a eu un certain succès. Cependant je me suis tournée vers son fameux roman Les Déferlantes qu’elle m’a dédicacé. Elle m’a parlé de son livre, de sa méthode d’écriture et le tout avec beaucoup de passion. Il s’agit d’une femme vraiment sympathique, ouverte, humaine et qui met très à l’aise. L’amour commun de la Basse-Normandie a notamment était un très bon moyen de prolonger la discussion.

J’ai ressenti à la rencontre de ces deux auteures toujours les mêmes sentiments que lors des Imaginales : un peu de trac mais beaucoup de satisfaction et de bonheur. J’ai également retrouvé au Livre sur la place cette fête et cette effervescence  particulière au salon littéraire.

    

Site internet de l’évènement : – Page facebook :

Vous pouvez également retrouver le compte-rendu passionnant de ma collègue Kheira :

Fanny

Ce qui nous lie de Samantha Bailly

Résumé de l’éditeur : Alice a un don. Les liens entre les individus lui apparaissent sous forme de fils lumineux. Un phénomène inexplicable qu’elle a appris à dissimuler… et à utiliser pour démasquer les hommes infidèles et venger les femmes trompées. Mais au fond, Alice aspire à retrouver une vie «normale», celle du bureau, des collègues et des relations simples. Son nouveau job dans un cabinet de recrutement semble lui offrir tout cela, et plus encore.
Parmi les personnalités variées qui cohabitent dans l’open space, elle rencontre Raphaël, chasseur de têtes et de cœurs, un homme inaccessible qui ne la laisse pas indifférente. Le seul dont Alice n’arrive pas à percevoir les liens.

Il s’agit d’un roman atypique en ce qui concerne sa forme. Chaque chapitre est composé d’une partie se déroulant dans le présent et d’une seconde partie soit de flashback soit de scènes du futur. De plus, Samantha Bailly possède une plume talentueuse et fluide. Elle utilise beaucoup de phrases nominales (sans verbe) qui permettent l’accélération du récit ou la mise en exergue des émotions et des tribulations psychologiques de notre héroïne. Tout ceci confère au roman un rythme très intéressant et facile à suivre. Le fantastique est vraiment maitrisé. J’ai beaucoup apprécié les mots que l’auteure utilisent pour décrire ces liens. Il y a quelque chose de très poétique.

Alice, l’héroïne de ce roman, est une jeune femme meurtrie par les hommes qu’elle a pu connaitre. Au départ, elle prend ce don de voir les liens unissant les êtres entre eux comme une échappatoire, une revanche voir même une vengeance possible contre toute la douleur qui sommeille en elle. Mais ce pouvoir n’est peut-être pas apparu dans ce but… C’est ce qu’elle va tenter de découvrir après un cheminement important qui lui permettra de se retrouver. Tout ceci est accentué par le fait que ce roman est écrit à la première personne. On découvre une héroïne torturée par ses expériences amoureuses catastrophiques qui la hantent. Elle nous confie ces états-d’âme. Elle m’a bouleversé. On passe par tout plein d’émotion en même temps que cette héroïne très attachante.

Cette chronique a été assez difficile à rédiger car comme vous l’aurez compris ce très très bon roman est atypique avec une construction intéressante et maitrisée, une héroïne en quête d’elle même et une fin avec un message très fort. Toutes les émotions ressenties durant ma lecture sont assez difficiles à exprimées par écrit. Je suis vraiment impressionnée par la qualité de la plume de Samantha Bailly. Vivement que je la rencontre aux Imaginales.

Fanny