Alabama Song de Gilles Leroy

Alabama song

Résumé: Alabama, 1918. Quand Zelda, «Belle du Sud», rencontre le lieutenant Scott Fitzgerald, sa vie prend un tournant décisif. Le couple devient la coqueluche du Tout-New York… Mêlant éléments biographiques et imaginaires, Gilles Leroy signe ici son grand «roman américain». Prix Goncourt 2007.

Le livre se présente donc sous la forme d’un récit non chronologique (les dates sont précisées dans la marge) rédigé à la première personne, Gilles Leroy tente donc de s’immiscer dans l’esprit et l’intimité de Zelda Fitzgerald.

La jeunesse de Zelda

Zelda Sayre (son nom de naissance) est la fille d’un membre de la cour suprême d’Alabama et fait donc partie d’une famille aisée et assez connue dans cet État. Gilles Leroy détaille assez longuement les sorties et les flirts de jeunesse de Zelda. Il insiste sur ce qu’elle ressent à l’égard de ses différents prétendants, ses retours au petit matin dans la maison de ses parents…etc.  J’ai trouvé cette partie intéressante car elle est généralement moins connue et présente une atmosphère typique des récits sur le sud des États-Unis.

Une vie de couple caricaturée

Zelda est présentée comme une épouse malheureuse mais une mère aimante. Le roman (comme d’autres écrits sur ce couple) insiste sur les aspects négatifs de leur relation. L’un des moments les plus forts est celui où Scott lui vole ses écrits. Gilles Leroy s’amuse à démolir l’image de Francis Scott Fitzgerald, ainsi Zelda le qualifie de ainsi de « poupée blonde » par exemple.  Ernest Hemingway apparaît sous un autre nom, il est présente comme un homosexuel refoulé qui a une mauvaise influence sur Francis Scott Fitzgerald mais que ce dernier idolâtre. Enfin, Gilles Leroy prend le parti pris de considérer une aventure extra-conjugale de Zelda avec Édouard Jozan comme l’amour de sa vie. Cette « théorie » ne m’a pas trop convaincue.

Zelda avec son époux Francis Scott Fitzgerald et leur fille

Bref, si j’ai aimé certains développements notamment ceux consacrés à la jeunesse de Zelda, je trouve que Gilles Leroy insiste un peu trop sur les aspects négatifs voire destructeurs de sa relation avec Francis Scott Fitzgerald. Leur relation était certes très conflictuelle mais je trouve dommage ne garder que les aspects négatifs. J’ai le roman Accordez-moi cette valse de Zelda Fitzgerald dans ma pile à lire, j’espère bientôt le lire et y découvrir peut être des aspects autobiographiques. À suivre donc!

Kheira

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11 réflexions sur “Alabama Song de Gilles Leroy

  1. Ah dommage, je voulais le livre mais ces aspects un peu caricaturaux me rebutent un peu. Je vais probablement faire comme toi et me lancer dans Accordez-moi une valse.

  2. J’ai lu ce livre dès sa sortie et croyez-moi, cela faisait un bon bout de temps que je n’avais pas lu un livre aussi époustouflant et aussi beau.. La personnalité éclectique de Zelda est si bien rendue par l’auteur, qu’on ne peut rester insensible et la trouver émouvante.. Concernant son mari célèbrement connu pour son écriture très descriptive des années folles et son alcoolisme invétéré, je n’ai guère été étonnée de sa description dans le livre.. Que l’auteur s’investit dans le personnage de Zelda est tout à son honneur, car il réhabilite en quelque sorte à travers elle toutes ces femmes aux aspirations artistiques sacrifiées pour éviter de faire de l’ombre à aux hommes célèbres qui font partie de l’entourage… A ce propos, on peut avoir une pensée pour Camille Claudel qui fut abandonnée à l’asile par son frère écrivain, afin de ne pas lui faire de l’ombre… En tout cas,il serait dommage que vous hésitiez à sortir de votre PAL ce petit bijou qui m’avait à l’époque charmé et enthousiasmé… Bonne lecture..

  3. J’ai trouvé de la beauté à ce livre et beaucoup de sensibilité. Je pense que l’auteur a su bien refléter l’ambiance maritale et surtout les névroses de Zelda.

  4. Je l’ai dans ma PAL et je viens de lire une bio de Fitzgerald et l’auteur est plus neutre et son avis plus nuancé. Je pense après cette lecture qu’ils ont été un poison l’un pour l’autre et que les torts sont plutôt partagés qu’exclusivement la faute de Scott

  5. J’ai adoré ce roman que j’ai lu déjà sa sortie en poche. Il est sublime dans son écriture, j’ai vraiment adoré. Accordez moi cette valse est très bien aussi, on regrette presque qu’elle n’est fait qu’un roman (même si elle a également fait des nouvelles). Bonne prochaine lecture donc. 🙂

  6. Moi j’ai adoré ce roman et je l’ai pris comme tel même si j’ai parfois été amenée à me demander ce qui était vrai ou faux… mais ne connaissant pas bien la vie de Fitzgerald (alors que j’adore son oeuvre), je n’ai pas été au delà de ces quelques questions et j’ai dévoré ce roman qui est devenu pour moi un classique.

  7. Pingback: Accordez-moi cette valse de Zelda Fitzgerald | Netherfield Park

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