Trois définitions de l’amour de Caroline Bongrand

Trois définitions de l'amour

Résumé: Gilles, chimiste à New York dans une multinationale de cosmétiques, reçoit une commande extraordinaire : créer le parfum qui rend immédiatement et absolument amoureux. Délire de créateur ou intuition géniale ? On raconte qu’une fleur pourrait être à l’origine d’une telle fragrance… Si elle existe vraiment, c’est l’un des secrets les mieux gardés de la planète. L’amour, Gilles connaît : il va se marier dans quelques jours avec Ina. Mais ses investigations vont bouleverser sa vie personnelle. Parti en Chine à la recherche de la fleur, volontaire mais en proie au doute, Gilles ne tarde pas à comprendre que, dans cette quête éperdue de l’amour absolu, il risque de tout perdre.

Autant le dire tout de suite ce roman est une vraie catastrophe! On a l’impression que l’auteure a improvisé l’histoire au fur et à mesure sans jamais se relire.

Le personnage, Gilles renonce à se marier quelque jour avant l’évènement car il doute de la force de son amour pour Ina.  Celle-ci se lance donc à la recherche de cette fleur en Chine pour lui prouver à quel point elle tient à lui. Il s’en va à son tour en Chine sans aucune idée du lieu exact où la fleur se trouve. S’ensuit alors une aventure grotesque en Chine ponctuée de remarques pleines de bon sentiments. Tous les lieux évoqués le sont à travers des clichés que ce soit New-York (sa ville) ou Grasse (où il a grandi). Au fur et à mesure du roman Gilles découvre également des secrets de famille et une accumulation de coïncidences dignes d’une telenovela.

Je trouve cela très décevant et dommage alors que le thème du parfum, de l’attirance et de l’amour auraient pu donner quelque chose très intéressant. Je ne peux donc que vous déconseiller ce livre.

Kheira

Lectures intimes de Virginia Woolf

Ce livre est en fait un recueil d’essais et de réflexions littéraires rédigés par Virginia Woolf. Il est possible de distinguer deux parties. La première porte sur des écrivains en particuliers (Jane Austen, Charlotte et Emily Brontë, Thomas Hardy, Henry James, Madame de Sévigné, etc.). La seconde se focalise davantage sur des genres littéraires (biographies, mémoires, essais, etc.) et sur la vie des écrivains en général  (La vie et le romancier, Métiers de femmes, etc.).

Il s’agit d’une lecture à la fois rigoureuse car le vocabulaire et la façon d’écrire sont assez soutenus mais aussi facile à lire. A mon avis, il est mieux de connaitre un minimum les romans et les auteurs dont elle nous parle ou au moins s’être renseigné auparavant afin de bien saisir tout ce dont il est question. Parfois, il m’est arrivé de me retrouver dans une ignorance totale du sujet. Ces passages furent quelque peu fastidieux.

En lisant ce recueil il faut garder à l’esprit que tout ce que dit Virginia Woolf est subjectif. Elle donne son point de vue. A chaque fois elle nuance son avis en nous donnant les qualités de tel chose ou de tel auteur mais aussi les défauts et travers. Cependant, elle conclut bien souvent sur un auteur avec bienveillance et en complimentant. Voilà, par exemple, ce qu’elle dit à la fin du chapitre sur Jane Austen :

« Vaines sont les spéculations : l’artiste la plus parfaite parmi les femmes, l’écrivain dont les livres sont immortels, mourut  » juste comme elle commençait à avoir confiance en son propre succès. « »

Une lettre incendiaire de Virginia nous est également retranscrite. C’est là que nous nous rendons compte de son caractère bien trempé et de sa répartie. Elle n’y va pas de main morte. A travers cette lecture on ressent vraiment la femme libre et engagée (notamment du point de vue de la condition féminine) qui se cache derrière ce personnage de la vie littéraire anglaise dans une société en pleine mutation. Elle met également en avant ses amis intellectuels du Bloomsbury Group. D’ailleurs ce livre permet d’en apprendre beaucoup et de voir sous un autre jour la littérature du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle.

Une lecture intéressante et très enrichissante qui donne envie de découvrir les romans de Virginia Woolf.

Merci aux éditions Robert Laffont – Pavillons Poche, à Christelle ainsi qu’à Cécile pour l’envoi de ce livre.

 

 Fanny

Coeurs de rouille de Justine Niogret

Cela fait quelques temps que je voulais découvrir cette auteure. Voilà qui est chose faite. Je suis d’ailleurs plutôt enthousiaste quant à mon ressenti.

Résumé de l’éditeur : « La cité du ciel est en plein déclin. Les robots, jadis fidèles serviteurs, régressent jusqu’à devenir des machines stupides ou de terrifiants prédateurs. Saxe est un artiste qui survit en travaillant sur les golems actionnés par magie. Dresde est une jolie automate qui n’a connu que le luxe avant que son maître l’abandonne. Tout les sépare, [spoiler : et pourtant ils vont partager un rêve commun : s’enfuir de la forteresse volante]. Traqués par un tueur mécanique qui écorche les humains pour voler leur peau, ils se lancent dans une course peut-être sans espoir : retrouver la mythique porte ouvrant sur la liberté. Un roman de Steam Fantasy, inspiré par le meilleur du manga (Fullmetal Alchemist) aussi bien que par les chefs-d’oeuvre classiques (Metropolis), où l’action et la poésie font la part belle à l’angoisse… »

Cœurs de rouille est un roman de fantasy avec une pointe de science-fiction et de steampuck. L’auteure mixe ces différents genres avec brio. Justine Niogret possède une créativité et une imagination foisonnante. Tout ceci se ressent notamment grâce aux descriptions des personnages et des paysages que nous traversons durant cette aventure. Le monde créé est surtout très sombre voire glauque par moment mais aussi riche et mystérieux.  Sa plume particulière avec ses constructions de phrases comprenant beaucoup de virgules est un peu troublante au départ. Cependant, au fur et à mesure nous nous habituons et finissons par avoir une lecture fluide.

Dès le début du roman et durant plus de 50 pages nous assistons à la mise en place du contexte, de l’intrigue mais aussi des différents personnages. Pendant les premiers chapitres, ces passages m’ont paru un peu brouillon voire un peu poussif. Un manque de fluidité s’est donc ressenti à la lecture. J’ai dû relire quelques phrases pour bien comprendre de quoi il retournait. Par contre, une fois le tout bien installé j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman plein d’originalité. Par contre un conseil pour les futurs lecteurs : ne lisez surtout pas la quatrième de couverture. Elle dévoile un détail qui est censé être une révélation ainsi qu’un retournement de situation à la fin du roman et qui remet totalement en cause les croyances des deux personnages principaux. Ces deux héros, Saxe et Dresde, sont d’ailleurs très attachants. Il court après un idéal et un monde ancien décrit comme un eldorado.

Une facette de ce roman m’a particulièrement plu. C’est la mise en avant de la complexité et de l’ambiguïté des relations entre un humain et un automate (un robot). Ici plusieurs questions sont posées : un robot est-il capable de sentiment ? Un humain peut-il s’attendre égoïstement à une réciprocité d’attention ? Ce sujet de science-fiction est assez courant mais reste intéressant et m’interpelle. Ici Saxe, l’humain, s’attend à chaque fois que Dresde lui procure une certaine affection ainsi que de l’empathie. On se rend vite compte des limites d’une telle relation.

Malgré un début un peu difficile, j’ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce roman avec une mention spéciale à cette belle couverture.  J’ai découvert une auteure française au talent indéniable. J’essaierais de suivre son évolution ainsi que de lire ses précédents romans.

Merci aux éditions du Pré aux Clercs et à Lætitia pour l’envoi de ce roman.

Fanny

Etude en rouge de Arthur Conan Doyle

J’ai enfin fait la connaissance de l’un des personnages les plus mythiques de la littérature : Sherlock Holmes. Etude en rouge (1887) est le premier opus des enquêtes du célèbre détective.

Résumé de l’éditeur : « Un homme est trouvé mort dans une maison inhabitée, au cœur d’un des plus sinistres quartiers de Londres. Autour de lui, des traces de sang, bien que le cadavre n’ait aucune blessure. De quoi laisser perplexes Lestrade et Gregson, les limiers de Scotland Yard.
Parue en 1887, cette Étude en rouge est la première des enquêtes de Sherlock Holmes. Nous y faisons la connaissance de l’extraordinaire détective à travers les yeux du bon Dr Watson. Nous y apprenons le « raisonnement analytique» et l’art de faire parler les indices. Ce classique du roman policier est aussi un roman d’aventures qui nous conduit dans le Nevada des mormons et de la ruée vers l’or, où s’enracine le mystère…« 

On sent dans cette œuvre toute la discipline d’écriture dont fait preuve Arthur Conan Doyle par la division très claire et franche en plusieurs parties de son roman. Le vocabulaire est fouillé et l’humour est assez présent notamment par les dialogues. Le Londres du XIXe siècle nous est présenté par quelques descriptions de lieux et par la présence des deux inspecteurs de police Lestrade et Gregson. Nous découvrons l’intrigue par le biais du Dr Watson qui est le narrateur. Malgré la brièveté de ce roman (à peine 150 pages), je me suis délectée de chaque phrase grâce à une écriture est très agréable.

Sherlock Holmes est tout à fait comme je me l’imaginais. Il s’agit d’un personnage haut en couleur avec une personnalité et des dons bien à lui. Au fil de la lecture, nous sentons que tout va très vite et que sa brillante matière grise file à toute allure. De même la science est très présente puisque Sherlock s’efforce de prouver des faits par une nouvelle méthode de recherche alliant déduction logique et faits scientifiques. J’ai également beaucoup aimé le long passage se déroulant aux États-Unis dans une société mormone bien des années auparavant (à la façon d’un western) nous racontant comment l’assassin en est arrivé à commettre un tel crime et ainsi appuyer les découvertes de Sherlock.

Une lecture intéressante que j’ai vraiment appréciée. J’ai découvert un héros à la hauteur de mes espérances. Maintenant j’ai hâte de lire un second roman mettant en scène Mr Holmes qui sera surement Le signe des quatre. Merci à Syl du blog Thé, lectures et macarons pour la belle initiative qu’est cette lecture commune.

Lu dans le cadre de la lecture commune Oh, Sherlock you are merveilleux ! avec Nahe, Syl, Claire, Caro.

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle.

Fanny

[Résultats] Concours premier anniversaire du blog – Le monde de Downton Abbey de Jessica Fellowes

Le temps passe vite… Voilà bientôt un an que nous avons pris la décision d’ouvrir ce blog. Nous sommes arrivées au sein d’une communauté dont nous n’avions aucune idée. Depuis du chemin a été parcouru. Au fil d’échanges, de partages autour de notre passion pour les livres, de lectures communes nous avons réussi à trouver notre place. Nous remercions toutes les personnes fidèles ou de passage qui nous suivent et par là même nous encouragent à continuer. Les éditions Charleston ont gentiment accepter d’être partenaire de ce concours pour vous offrir un livre et pas n’importe lequel…

Qu’est-ce qu’il y a à gagner?

Comme dit dans le titre il s’agit du magnifique guide de la série Downton Abbey qui traite de la saison 1 et 2. C’est un magnifique objet-livre avec une couverture rigide et une mise en page à tomber par terre. Le continu n’est pas en reste puisque les textes et les informations sont fouillés. Mon billet et mon avis sont à retrouver ici :

Le grand gagnant est…

Sybille B. du blog Sunset Avenue. Bravo à toi chère collègue de lecture commune. 😀

Le personnage favoris des participants est…

Violet, la Comtesse douairière de Grantham

Viennent ensuite…

2. Sybil

3. Mary – Anna

4. Bates – Mattew

5. Edith

6. Branson

7. Mrs Hughes

8. Carson

9. Thomas – Lord Grantham

10. Cora – Mrs Patmore – William

11. Rose – O’Brien – Daisy

Quelques règles

– Le concours durera 2 semaines : du 25 septembre au 9 octobre 2013

– Il faut aimer la page facebook ici :

– Une seule participation par personne est acceptée.

– Le gagnant sera désigné par tirage au sort.

– Les habitués (et nous saurons les reconnaitre) du blog ET de la page facebook auront une chance de plus.

– Les noms, prénoms et adresses postales ne seront pas utilisés à d’autres fins que d’envoyer le lot au gagnant et seront supprimés dès le concours clos.

– Le lot sera envoyé par les éditions Charleston qui ne seront pas responsable d’une éventuelle perte du colis.

– Ouvert à toutes les personnes habitants en France Métropolitaine, Suisse, Belgique et Luxembourg.

Parce que tu me plais de Fabien Prade / Rentrée littéraire 2013

Parce que tu me plais est un roman racontant l’histoire de Théo. C’est un jeune homme de 25 ans qui ne pense qu’à jouer aux jeux-vidéos, voir ses amis, faire la fête et si possible passer des nuits avec des filles de passage. Cette vie lui convient très bien jusqu’au jour où il fait la rencontre de Diane, une fille bien sous tous rapports et bientôt mariée.

Dès le début de ma lecture, je me suis demandée où l’auteur voulait nous emmener. Théo est homme un peu borderline et ayant des réactions extrêmes. Je n’ai pas su aimer ni comprendre ce personnage ni au début ni à la fin. Dans la vie, ce genre de personnes m’agace sincèrement. Je pensais réellement que la rencontre de Diane allait le changer et lui faire voir la vie sous un autre jour. Mais non pas du tout puisqu’il n’évolue pas. J’ai surtout ressenti de la pitié à son égard. Pour moi l’auteur nous montre une jeunesse bien triste. Heureusement toutes les personnes de cette génération (pas loin de la mienne) ne se laissent pas vivre à ce point. Le public visé est, à mon sens, assez restreint car beaucoup de personnes ne se reconnaitrons pas dans le personnage de Théo ni dans cette vie parisienne débridée.

Ce livre est très court (120 pages) et se lit en une heure. L’auteur a une écriture fluide mais très directe et crue. A la lecture de ce roman, il est facile de ressentir que Fabien Prade a travaillé sur des courts-métrage grâce à son écriture très imagée, l’enchainement des scènes, les dialogues très présents et le vocabulaire du narrateur (Théo) très orale. Tout se déroule sous nos yeux sans que l’on y mette aucun effort. Une vraie réussite de ce côté là. Le format poche est très sympa avec cette couverture à rabat épaisse mais souple. Ce livre est très agréable en main.

Comme vous l’aurez compris ce roman n’a pas su me convaincre par son histoire ni par ses personnages. J’ai l’impression d’être passée à côté du sens de ce livre. Par contre, j’ai été séduite par l’écriture directe, imagée et très orale de l’auteur ainsi que l’amour qui arrive sans que l’on s’y attende et vient bousculer nos croyances et nos habitudes.

Je remercie les éditions Robert Laffont – NiL, Christelle ainsi que Cécile pour l’envoi de ce roman car malgré une petite déception toute découverte et expérience littéraire est bonne à prendre.

Interview de l’auteur :

Fanny

Le monde de Downton Abbey de Jessica Fellowes

UN EXEMPLAIRE A REMPORTER SUR LE BLOG :

Downton Abbey est une célèbre série réalisée par Julian Fellowes retraçant la vie quotidienne de la famille d’un lord anglais. Se déploie sous nos yeux une fresque familiale qui débute en 1912. Nous suivons également les aventures de leur domestique. Entre amour, jalousie, déception et trahison, cette série nous dévoile également tout un pan de l’histoire britannique en pleine rupture.

Le présent livre est en réalité un guide de la série. Il permet d’aller plus loin et de nous apprendre des choses qui n’apparaissent pas forcément à l’écran. Pour y trouver son intérêt il faut, à mon avis, avoir vu la série d’abord. D’autant plus, qu’il comporte beaucoup de spoilers sur la saison 1 et 2. Le but est vraiment de se faire plaisir en prolongeant la série dont les minutes passent toujours trop vite. Je trépigne déjà d’impatience de voir la saison 4 arriver…

Jessica Fellowes, nièce du réalisateur, a fait un travail magnifique. Elle suit un plan simple et clair qui se divise en plusieurs parties : la vie de famille, la société, le changement, le personnel de maison, une question de style (mode), le manoir et son domaine, l’amour, la guerre et les coulisses. Ceci lui permet de traiter de la plupart des thèmes de la série et de son contexte.

L’objet-livre est superbe. Nous avons de beaux textes pas trop longs et intéressants illustrés d’images de la série, de photos des coulisses et d’images d’archive ainsi que de citation de dialogues. La mise en page est extrêmement soignée jusque dans les plus petits détails : polices de caractère, encadrements des images, arrière-plans, encarts explicatifs.

Un objet-livre que tous les fans de la série se doivent d’avoir dans leur bibliothèque. Je le conseille donc vivement pour aller plus loin et découvrir pleins de nouveaux aspects.

Merci aux éditions Charleston pour la découverte de ce livre.

UN EXEMPLAIRE A REMPORTER SUR LE BLOG :

Sortie le 27 septembre 2013.

Fanny